Jean-Claude Romand : libération du faux-médecin qui avait tué sa femme et ses enfants

Après 26 ans passés derrière les barreaux, le faux docteur Romand a quitté dans la nuit de jeudi 27 juin à vendredi 28 juin la maison centrale de Saint-Maur (Indre), où il purgeait une peine de prison à perpétuité. Il va désormais vivre dans une abbaye.

France 3

Il a obtenu sa libération conditionnelle accordée le 25 avril par la cour d’appel de Bourges (Cher), et va devoir se réadapter à la liberté derrière les murs de l'abbaye de Fontgombault (Indre). Pendant des années, cet homme avait réussi à faire croire à sa famille et à ses proches qu'il était médecin. Aujourd'hui âgé de 65 ans, l'ancien faux médecin Jean-Calude Romand avait assassiné son épouse, ses deux-enfants et ses parents, le matin du 9 janvier 1993, craignant d'être démasqué. Placé sous bracelet électronique, il ne pourra sortir que de manière très restrictive du monastère, où il mènera une existence de quasi reclus.

Une décision polémique

Accueilli par les moines bénédictins de Fontgombault, Jean-Claude Romand ne fait pas l'unanimité dans ce petit village de moins de 300 habitants. Les avis sont partagés. "Je ne vais pas dire que je saute de joie. J'imagine que pour qu'il soit libéré, il lui fallait un projet de réintégration et que c'est l'Église qui lui propose ça. Ça me fait un peu bizarre quand même", affirme un habitant de Fontgombault au micro de France 3. "C'est l'accueil bénédictin, donc je trouve ça pas surprenant du tout que ce soit une communauté religieuse qui accueille un pécheur, je pense, repenti", explique cette autre habitante. 

Le JT
Les autres sujets du JT
Jean-Claude Romand, dans le box des accusés pour l\'ouverture de son procès, le 25 juin 1996 devant la Cour d\'assises de l\'Ain au palais de justice de Bourg-en-Bresse.
Jean-Claude Romand, dans le box des accusés pour l'ouverture de son procès, le 25 juin 1996 devant la Cour d'assises de l'Ain au palais de justice de Bourg-en-Bresse. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)