L'ancien ministre Patrick Ollier visé par une plainte pour "détournement de fonds publics"

L'association Anticor accuse le maire LR de Rueil-Malmaison de "petits arrangements entre amis" lors de plusieurs opérations immobilières. Patrick Ollier assure qu'"il n'y a pas d'illégalité".

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France Télévisions
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Patrick Ollier assiste à une réunion du comité exécutif des Républicains à Paris, le 11 juillet 2017. (BERTRAND GUAY / AFP)

Le maire LR de Rueil-Malmaison Patrick Ollier, par ailleurs président de la Métropole du Grand Paris, est visé par une plainte de l'association Anticor pour "prise illégale d'intérêts" et "détournement de fonds publics". Cette plainte, révélée jeudi 15 avril par le site Médiacités et consultée par l'AFP, a été déposée le 23 mars devant le parquet de Nanterre à la suite de plusieurs opérations immobilières de proches de l'élue des Hauts-de-Seine.

L'association anticorruption soupçonne notamment Patrick Ollier d'avoir cédé en février 2017 un bâtiment de la ville à un promoteur immobilier "proche", par le biais d'une cession dont les conditions "interrogent", selon la plainte. En effet, en amont de cette cession, le promoteur immobilier en question "semble avoir procuré des avantages aux proches" du maire, notamment à son fils et à son ancien directeur général des services (DGS) lors d'opérations immobilières précédentes, une "situation de prise d'illégale d'intérêts (...) caractérisée", d'après Anticor.

L'ancien ministre de François FIllon, réélu en juillet à la tête du Grand Paris, et son ancien DGS sont également soupçonnés de "faux et usage de faux" dans le cadre de la délivrance d'un permis de construire. "La plainte a vocation à mettre en évidence une série de petits arrangements entre amis, pratiqués au sein de la commune de Rueil-Malmaison, qui pourraient être constitutifs d'infractions pénales", selon les avocats d'Anticor. Interrogé par Médiacités, Patrick Ollier, 76 ans, a contesté en bloc ces accusations. "Je suis tranquille. Il n'y a pas d'illégalité", a-t-il réagi.

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