Le directeur de "Rivarol" condamné pour avoir qualifié Marine Le Pen de "gourgandine"

Le tribunal de grande instance de Paris estime que le terme a "été employé volontairement" par le directeur du journal, a précisé un communiqué du FN. 

La présidente du Front national, Marine Le Pen, a obtenu la condamnation du directeur du journal \"Rivarol\", qui l\'avait qualifiée de \"gourgandine\".
La présidente du Front national, Marine Le Pen, a obtenu la condamnation du directeur du journal "Rivarol", qui l'avait qualifiée de "gourgandine". (CITIZENSIDE / AFP)

POLITIQUE – Bisbilles à l'extrême droite. Le Front national a obtenu la condamnation pour injure publique de Fabrice Bourbon, directeur du journal Rivarol, qui avait qualifié Marine Le Pen de "gourgandine" sur le site E-deo, le 16 octobre 2010. 

La 17e chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris a condamné Fabrice Bourbon à verser 3 000 euros de dommages et intérêts à la présidente du FN, explique le parti dans un communiqué diffusé vendredi 26 octobre.

"Ce terme a été employé volontairement par le prévenu (...) dans le but de stigmatiser la partie civile en l'outrageant" a expliqué le tribunal, avant de préciser qu'il avait pu observer que le prévenu "maîtris[ait] parfaitement la langue française", précise le communiqué. 

"A remettre dans le contexte d'une campagne électorale"

Contacté par francetv info, Fabrice Bourbon confirme cette condamnation. "C'est un mot qu'il faut remettre dans le contexte d'une campagne électorale. Autrefois, il faut voir ce que les hommes politiques se lançaient à la figure. Il me semblait que j'avais une totale liberté d'expression, mais elle se réduit, ce que je regrette." Il ajoute que l'incident est clos. 

L'inimitié est tenace. Le journal d'extrême droite Rivarol est en effet "très hostile à Marine Le Pen et au FN, qu'il estime 'vendus' au 'système' ", soulignait le blog du Monde, Droites extrêmes, durant la campagne présidentielle. "Fabrice Bourbon et ses quelques amis (...) n'ont reculé devant aucune diffamation, aucune injure, aucune déloyauté", note le communiqué du FN. La querelle reste entière.