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L'homme qui a tué une policière au sabre pourrait ne pas être pénalement responsable

Le rapport d'expertise psychiatrique le concernant conclut à "une abolition du discernement" au moment de l'attaque contre une policière de 30 ans à Bourges, en octobre.

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Une cérémonie d'hommage au lieutenant Anne Pavageau, tuée dans l'exercice de ses fonctions, a eu lieu le 20 octobre 2011 à Bourges. (STEPHANIE PARA / BERRY REPUBLICAIN / MAXPPP)

L'homme de 33 ans ayant tué une jeune policière au sabre à Bourges en octobre pourrait ne pas être pénalement responsable. Le rapport d'expertise psychiatrique le concernant conclut à "une abolition du discernement".

L'auteur du coup de sabre, Olivier Roson, un enseignant apparemment mécontent de s'être vu refuser un permis pour port d'arme à feu par la préfecture, avait mortellement blessé au bassin Anne Pavageau, âgée de 30 ans. Il avait également blessé un autre policier et une employée de la préfecture, avant d'être maîtrisé par un troisième policier qui l'avait atteint d'une balle au genou. Mis en examen pour homicide volontaire sur un fonctionnaire de la police nationale, il séjourne actuellement dans l'unité psychiatrique hospitalière de la maison d'arrêt de Fresnes (Val-de-Marne).

Une contre-expertise prévue

La rapport psychiatrique "rend Olivier Roson ( l'auteur du coup de sabre) inaccessible à une sanction pénale", a précisé Vincent Bonnefoy, procureur de la République à Bourges, qui a révélé l'information. Le magistrat a reçu lundi après-midi, dans le cabinet du juge d'instruction Paul-Edouard Lallois, la famille de la policière ainsi que ses collègues et l'agent de la préfecture blessés.

L'expertise a été effectuée par deux professionnels - et non un seul, comme dans les dossiers classiques - agréés par la cour de cassation. Le juge d'instruction a ordonné une contre-expertise selon la même procédure.

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