L'extrémiste norvégien Varg Vikernes va-t-il être expulsé ?

En juillet, le musicien de black metal de 40 ans a été soupçonné de préparer un projet terroriste. Il a été gardé à vue puis libéré sans aucune charge.

Le Norvégien Varg Vikernes sortant du tribunal de grande instance de Brive (Corrèze), le 10 septembre 2013.
Le Norvégien Varg Vikernes sortant du tribunal de grande instance de Brive (Corrèze), le 10 septembre 2013. (MAXPPP)

La justice a entendu, mardi 10 septembre, le Norvégien Varg Vikernes, soupçonné de préparer un projet terroriste en juillet, gardé à vue puis libéré sans aucune charge. Le musicien de black metal a été reçu au tribunal de grande instance de Brive (Corrèze) par une commission qui devra statuer sur son éventuelle expulsion, sous une semaine.

"La cellule familiale pourrait se reconstituer en Norvège"

Les représentants de la préfecture de Corrèze lui ont reproché ses propos ouvertement racistes et antisémites tenus sur ses deux blogs. Selon eux, ils constituent "une réelle dangerosité" et "une atteinte à la sûreté de l'Etat". Ils ont également noté que Varg Vikernes n'avait pas d'emploi stable, qu'il ne parlait que "très peu" le français, que ses enfants n'étaient pas scolarisés et qu'ainsi "la cellule familiale pourrait se reconstituer en Norvège sans problème".

Face aux trois magistrats de cette commission départementale, l'homme de 40 ans, connu pour ses opinions d'extrême droite et le meurtre d'un rival artistique, s'est défendu des accusations de menace à l'ordre public. Assisté d'une traductrice et de soutiens présents dans la salle d'audience, il a contesté les traductions françaises de ses blogs écrits en anglais et en norvégien. Il a dit "ne bafouer aucune loi française" car il n'est pas administrateur d'un des blogs et le second est hébergé aux Etats-Unis. Il a affirmé ne pas tenir "des propos racistes" mais défendre "la culture européenne". Et d'ajouter : "Nous ne sommes pas agressifs avec nos idées, c'est nous qui sommes agressés par la tradition judéo-chrétienne."