Affaire Kerviel : la Société générale visée par une nouvelle enquête

Selon "Le Monde", l'ex-trader accuse son ancien employeur d'avoir falsifié les enregistrements de son interrogatoire internes et d'avoir aggravé les pertes.

L\'ex-trader de la Société générale, Jérôme Kerviel, lors de son transfèrement de Menton à Nice, le 19 mai 2014, après son arrestation à son retour en France.
L'ex-trader de la Société générale, Jérôme Kerviel, lors de son transfèrement de Menton à Nice, le 19 mai 2014, après son arrestation à son retour en France. (JEAN-PIERRE AMET / REUTERS)

Le bras de fer judiciaire continue entre Jérôme Kerviel et la Société générale. Le Monde révèle, vendredi 11 juillet, qu'une information judiciaire pour "faux, usage de faux" et "escroquerie au jugement" a été ouverte à l'encontre de la banque. Une procédure déclenchée par les deux plaintes déposées par l'avocat de l'ex-trader, David Koubbi.

Dans la première, Jérôme Kerviel accuse la Société générale d'avoir aggravé les pertes qui lui ont ensuite été imputées. Dans la seconde, il reproche à la banque d'avoir falsifié les enregistrements de son interrogatoire par des cadres de Société générale, réalisé avant la révélation publique des faits. Ces deux plaintes avaient été classées sans suite par le parquet de Paris. Jérôme Kerviel les avait déposées à nouveau, en juin et juillet 2013, avec constitution de partie civile, ce qui avait induit la désignation d'un juge d'instruction. Celui du pôle financier, Roger Le Loire, a estimé qu'elles devaient être instruites.

L'ex-trader, lui, purge depuis le mois de mai ses cinq ans de prison, dont trois ferme, à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis (Essonne). Fort d'une promesse d'embauche, il a fait cette semaine une demande d'aménagement de peine. Elle sera examinée le 29 juillet. Une décision favorable lui permettrait de sortir de prison, avec un bracelet électronique