INFO FRANCE 3. Un homme tombe dans le coma lors d'une garde à vue au commissariat de Créteil, une enquête est ouverte

L'homme de 40 ans aurait fait un malaise après avoir été étranglé par un policier face à son refus d'obtempérer.

La justice devra faire la lumière sur les faits qui se sont déroulés au commissariat de Créteil (Val-de-Marne). 
La justice devra faire la lumière sur les faits qui se sont déroulés au commissariat de Créteil (Val-de-Marne).  (MAXPPP)

Que s'est-il passé au commissariat de Créteil (Val-de-Marne), mercredi 25 juillet* ? Un homme de 40 ans a dû être hospitalisé après être tombé dans le coma, lors de sa garde à vue. Le parquet de Créteil a ouvert une enquête préliminaire pour  comprendre comment les faits se sont déroulés.

Selon les informations de France 3, l'homme est tombé dans le coma après une clé d'étranglement pratiquée face à son refus d'obtempérer. Un policier a tenté de le maîtriser et l'aurait ainsi saisi par le cou. Le gardé à vue s'est alors effondré, victime d'un malaise. Il a été transporté en urgence à l'hôpital de Créteil où il s'est réveillé après cinq jours de coma et où il se trouve encore, mercredi 1er août. Selon une source policière, il serait hémiplégique et aurait perdu l'usage de la parole. Le parquet de Créteil a demandé son examen par un médecin légiste pour évaluer la gravité des séquelles.

L'homme s'était présenté de lui-même au commissariat

L'homme s'est présenté au commissariat, mardi, alors qu'il était convoqué pour une affaire contraventionnelle. Les policiers, cherchant son nom dans leurs fichiers, se sont rendus compte qu'il avait été précédemment condamné, en son absence, à une peine de prison dans le cadre d'une affaire de stupéfiants. Ils l'ont alors placé au garde à vue pour l'interroger. L'altercation a eu lieu après plusieurs heures d'audition, alors que le ton montait entre le policier et le gardé à vue. 

L'enquête ouverte par le parquet de Créteil devra faire la lumière sur les circonstances de cette garde à vue. De son côté, l'IGPN, a également ouvert une enquête. Mais selon les informations de France 3, le fonctionnaire de police n'a pas été suspendu. Il devra être entendu par la police des polices. 

* Dans un premier temps, nous avions indiqué par erreur la date du mardi 24 juillet.