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Fadettes : le chef de la police, Frédéric Péchenard, échappe à la mise en examen

Le directeur général de la police nationale était entendu cet après-midi en tant que témoin assisté dans cette affaire d'espionnage d'un journaliste du Monde

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Le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, lors d'une conférence de presse pour présenter les résultats de la politique de sécurité, le 21 janvier 2011, à Paris. (PATRICK KOVARIK / AFP)

Le directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard, entendu en qualité de témoin assisté dans le cadre de l'affaire des fadettes vendredi 28 octobre par la juge parisienne Sylvia Zimmermann, est ressorti sans être inculpé. L'enquête porte sur l'espionnage de Gérard Davet, un journaliste du Monde, via ses factures téléphoniques détaillées (fadettes). L'objectif était d'identifier ses sources lorsqu'il travaillait sur l'affaire Woerth-Bettencourt. 

"Le juge estime qu'il n'y a pas de charges (...) contre lui", a déclaré son avocat, MHervé Lehman, aux journalistes. Convoqué à 14h30, Frédéric Péchenard s'était rendu dans le bureau de la magistrate sans être vu par les nombreux journalistes qui attendaient son arrivée au palais de justice de Paris.

Impliqué par Bernard Squarcini 

Le patron de la police a été mis en cause par le chef de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), Bernard Squarcini, mis en examen le 17 octobre dans la même affaire, notamment pour "atteinte au secret des correspondances", "collecte illicite de données" et "recel du secret professionnel".

Lors de son audition, ce dernier a expliqué à la juge que Frédéric Péchenard lui avait demandé, en juillet 2010, d'identifier la source du Monde, sans lui indiquer de "modus operandi" pour y parvenir. Bernard Squarcini a ensuite reconnu avoir enquêté afin de trouver la source de Gérard Davet en utilisant les factures détaillées du journaliste. 

Péchenard, un proche de Nicolas Sarkozy

En septembre, Frédéric Péchenard a assumé avoir demandé à la DCRI "d'identifier le haut fonctionnaire qui, soumis au secret professionnel et ayant un accès direct à des documents confidentiels, divulguait des informations confidentielles sur une affaire judiciaire en cours".

Le candidat socialiste à la présidentielle, François Hollande, a demandé le départ de Bernard Squarcini et Frédéric Péchenard, deux proches de Nicolas Sarkozy. Claude Guéant, le ministre de l'Intérieur, lui a opposé mercredi une nouvelle fin de non-recevoir, invoquant le respect de la présomption d'innocence.

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