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Dieudonné va saisir la Cour de justice de la République en visant les "accusations" de Manuel Valls

Les avocats de Dieudonné déposent aussi neuf plaintes : ils attaquent pour diffamation et atteinte à la vie privée.

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France Télévisions
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Dieudonné (C) et deux admiratrices font une quenelle à l'issue du spectacle de l'humoriste au théâtre de la Main d'Or à Paris, le 4 janvier 2014. (CITIZENSIDE / AFP)

Les grands moyens. Assailli par les attaques des ministres et les interdictions de spectacle des maires, Dieudonné rend les coups. Dans un communiqué intitulé "Se moquer du monde", ses avocats dénoncent les responsables politiques qui veulent tirer un "bénéfice de la polémique". Maîtres Sanjay Mirabeau et David de Stefano annoncent le dépôt de neuf plaintes et la saisie de la Cour de justice de la République (CJR) concernant Manuel Valls. 

Valls dans le viseur de Dieudonné

Les avocats du polémiste visent personnellement le ministre de l'Intérieur, en saisissant la Cour de justice de la République "à la suite des accusations attentatoires à l'honneur et à la considération tenues par monsieur Manuel Valls, dans le cadre de ses responsabilités professionnelles". Dans leur communiqué transmis dans la matinée à la presse, les avocats de Dieudonné ne précisent pas quand ils déposeront la plainte, quel est le chef envisagé pour les poursuites, ni les propos exacts que leur client reproche au ministre. 

Selon une source judiciaire, la plainte n'a pas été reçue mardi matin à la CJR, l'instance chargée d'enquêter sur les membres du gouvernement pour des faits commis dans l'exercice de leurs fonctions.

Neuf autres plaintes doivent être déposées

Dans leur communiqué, les avocats annoncent également huit plaintes en diffamation et une autre pour atteinte à la vie privée, qui doivent être déposées mardi. Ils ne précisent pas contre qui ces plaintes seront déposées ni les propos incriminés. "Les magistrats feront la vérité judiciaire sur une question de droit dont certaines autorités ont voulu retirer des dividendes politiques, dans le contexte des prochaines élections municipales", écrivent maîtres Mirabeau et De Stefano.

Les avocats ajoutent : "Des acteurs de la scène publique s'unissent dans le mensonge pour haïr un humoriste et dépriser des citoyens français qui se rassemblent pour rire. Le rôle de l'Etat est de garantir l'ordre public et non pas de se disperser pour interdire aux personnes qui le souhaitent de se rendre à un spectacle."

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