Cour criminelle départementale : "Ce n'est pas une cour d'assises au rabais", assure le ministère de la Justice

Youssef Badr, porte-parole du ministère, assure que cette nouvelle instance, uniquement composée de magistrats professionnels, va permettre une justice "un peu plus rapide".

Le premier procès d\'une cour criminelle départementale, le 5 septembre 2019 à Caen (Calvados).
Le premier procès d'une cour criminelle départementale, le 5 septembre 2019 à Caen (Calvados). (MARCELLIN ROBINE / FRANCE-BLEU BASSE-NORMANDIE)

Le porte-parole du ministère de la Justice, Youssef Badr, a défendu jeudi 5 septembre sur franceinfo la mise en place de la cour criminelle départementale, une instance sans jury populaire qui est testée pour une durée de trois ans dans sept départements. "La cour criminelle n'est pas une cour d'assises au rabais", a-t-il assuré.

"On doit changer parce que vous avez aujourd'hui des gens qui attendent un an, 15 mois, avant d'être jugés quand ils sont détenus. Ce qu'on doit aux justiciables, c'est peut-être une justice un peu plus rapide dans le délai des audiences, a-t-il poursuivi, car c'est inconcevable de dire à quelqu'un qui risque 15 à 20 ans, ou même la réclusion criminelle à perpétuité 'tu vas attendre encore longtemps et on verra quand tu seras jugé'".

Un bilan après trois ans d'expérimentation

"Au nom de quoi on ne pourrait pas expérimenter une cour criminelle départementale avec cinq magistrats qui peuvent avoir cinq avis différents et qui rendront je pense une justice de qualité", s'est interrogé Youssef Badr. "On en tirera le bilan après les trois années d'expérimentation", précise-t-il.

Youssef Badr a par ailleurs rappelé que "99% de la justice aujourd'hui" était "rendue par des magistrats professionnels".