Attentat déjoué : Daech aurait demandé à l'un des suspects de "frapper en France"

Selon le parquet antiterroriste, l'un des trois suspects de l'attentat déjoué contre le fort Béar à Port-Vendres était en contact avec un membre de Daech en Syrie. Face à l'impossibilité pour le jeune homme de se rendre sur place, il lui aurait demandé de "frapper sur place en France". En revanche, ils ont nié avoir voulu frapper début 2016 par référence aux attentats de Paris.

(Un militaire en faction au fort Bear, à Port-Vendres, site visé par les trois suspects de l'attentat déjoué © Maxppp)

En attendant la probable mise en examen des trois jeunes hommes vendredi, le parquet antiterroriste a livré des informations les concernant. Les trois jeunes auraient nourri le projet de partir en Syrie pour combattre dans les rangs de l'Etat islamique. Mais leur projet aurait échoué quand le plus jeune d'entre eux, Ismaël K., 17 ans, a été repéré par les services de renseignement français et a été convoqué pour un entretien administratif en octobre dernier.

"Frapper sur place en France"

Ismaël était en contact avec un combattant de Daech en Syrie. C'est ce djihadiste qui l'aurait encouragé à "frapper sur place en France" à défaut de pouvoir rejoindre les zones de combat. C'est Djebril A., 23 ans, celui qui avait un passé militaire, qui aurait impulsé le projet d'attaque contre le site de la Marine nationale à Port-Vendres. En garde à vue, il aurait nié toutefois le projet de décapiter un gradé de l'armée. Un projet rapporté par ses deux complices présumés. 

Enfin, les trois hommes auraient prévu de passer à l'action fin décembre ou début janvier prochain. Mais s'ils ont fait référence aux crimes de Mohammed Merah ou aux attentats de Paris, ils ont nié avoir voulu le faire à la date anniversaire de l'attentat contre Charlie Hebdo le 7 janvier, contrairement aux informations qui ont circulé précédement.

 Communiqué de presse - Bear publié par France_Info.fr