Attaque du RER D à Grigny : un mis en cause relaxé

Onze autres jeunes hommes, mineurs cette fois, seront jugés en juin par le tribunal pour enfants.

Un policer patrouille sur le quai de la gare RER de Grigny-Centre (Essonne), où s\'est déroulée une impressionnante attaque contre un train, le 16 mars 2013.
Un policer patrouille sur le quai de la gare RER de Grigny-Centre (Essonne), où s'est déroulée une impressionnante attaque contre un train, le 16 mars 2013. (MARTIN BUREAU / AFP)

"Une attaque de diligence à l'époque moderne", avaient dit les policiers après l'agression subie par les usagers du RER D en gare de Grigny (Essonne), le 16 mars, vers 22h50. Un jeune homme de 18 ans comparaissait, vendredi 19 avril, pour sa participation présumée à l'attaque, durant laquelle plusieurs passagers avaient été dépouillés de leurs portefeuilles, portables et sacs à mains, sous la menace. Il a été relaxé par le tribunal correctionnel d'Evry, au bénéfice du doute.

Le parquet d'Evry avait requis à son encontre 2 ans d'emprisonnement, dont 6 mois avec sursis, et un mandat de dépôt. Le mis en cause, qui a comparu libre sous contrôle judiciaire, a nié les faits qui lui étaient reprochés. Dans cette affaire, onze jeunes hommes mineurs de la cité sensible de Grigny, parmi lesquels trois ont moins de 16 ans, seront jugés en juin par le tribunal pour enfants. Tous avaient été interpellés à l'issue d'une vaste opération de police, le 27 mars dans la cité de Grigny 2.