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Affaire Neyret : les enquêteurs s'interrogent sur d'éventuels homicides

"Le Figaro" révèle les derniers éléments de l'enquête concernant le numéro deux de la PJ de Lyon mis en examen début octobre.

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France Télévisions
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L'hôtel de police de Lyon (Rhône) où travaillait Michel Neyret, le 6 octobre 2011. (PHILIPPE DESMAZES / AFP)

L'affaire Neyret n'en finit pas de rebondir. Le Figaro révèle, mercredi 9 novembre, les derniers éléments de l'enquête concernant le numéro deux de la police judiciaire (PJ) de Lyon, mis en examen le 3 octobre et écroué pour "corruption", "trafic d'influence", "association de malfaiteurs", "trafic de stupéfiants", "détournement de biens" et "violation de secret professionnel". FTVi fait le point sur les derniers développements de l'affaire.

A la recherche de possibles homicides. L'Inspection générale des services (IGS), la police des polices, en charge de l'enquête, explore, selon le quotidien, la piste de possibles homicides. Parce qu'ils sont allés "de découverte en découverte" dans cette affaire, les enquêteurs vérifient si des disparitions ont été signalées parmi les ennemis des figures lyonnaises protégées par Michel Neyret.

Un coup de main à des fugitifs. Par ailleurs, le commissaire a reconnu avoir utilisé les bases des données de la police pour se renseigner sur ce que celle-ci savait de ses "amis". Notamment s'ils étaient recherchés. Auquel cas, ils pouvaient "s'organiser [à leur] manière pour ne pas se faire attraper", aurait-il reconnu.

Un "système Neyret" à Lyon. Selon des sources proches de l'enquête citées par Le Figaro, Michel Neyret aurait "contaminé 25 fonctionnaires de police de tous grades", en les impliquant dans son système de rétribution de malfaiteurs présentés comme des indicateurs.

De l'argent liquide à foison. La police a également tiqué sur le fait que Michel Neyret n'a pas retiré plus de 500 euros au total avec sa carte bancaire depuis début 2011. Interrogé par l'IGS sur le liquide qu'il dépensait malgré cela, le commissaire a évoqué deux raisons étonnantes : "des gains au casino" et un "héritage en pièces d'or" échangé contre des euros dans des bureaux de change de la région lyonnaise.

D'autres largesses de la part de ses "sources". Selon Le Figaro, le commissaire se serait fait prêter par ses "sources" des Ferrari ainsi qu'une McLaren d'une valeur de 420 000 euros. Le couple Neyret aurait également eu droit à neuf voyages tous frais payés au Maroc, en Corse ou à Cannes. 

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