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Affaire du Carlton: une escort-girl se porte partie civile

L'identité et les motivations de la jeune femme restent inconnues. Huit personnes sont toujours mises en examen dans cette vaste affaire de proxénétisme.

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France Télévisions
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L'hôtel Carlton de Lille (Nord), d'où est partie l'affaire de proxénétisme dans laquelle huit personnes sont mises en examen, le 14 octobre 2011. (DENIS CHARLET / AFP)

Une escort-girl entendue dans l'affaire de proxénétisme liée au Carlton de Lille s'est portée partie civile lundi 24 octobre. La prostituée souhaite ainsi "avoir accès au dossier et faire cesser les fuites dans la presse", a expliqué dimanche 30 octobre Me Gérald Laporte. Au total, huit personnes sont toujours mises en examen, principalement pour proxénétisme aggravé en bande organisée. Parmi eux le propriétaire et le gérant d'hôtels lillois, un avocat lillois, deux chefs d'entreprise nordistes et le chef de la Sûreté départementale du Nord.

"Depuis qu'on a lancé trois lettres qui désignent un nom et un prénom, tout le monde s'emballe", a souligné l'avocat, faisant allusion à l'apparition du nom de Dominique Strauss-Kahn dans ce dossier et à la publication de procès-verbaux d'audition dans les médias. Mais les motivations précises de la jeune femme restent floues.

Demande de dépaysement du dossier

L'avocat s'est aussi dit inquiet des conséquences pour sa cliente d'un éventuel déssaisissement des juges lillois en charge de l'enquête. "Quand elle est allée voir les enquêteurs, elle en a trouvé un qui n'a pas voulu faire dans le sensationnel, qui l'a écoutée. Il a su gagner sa confiance", souligne-t-il. En cas de dépaysement du dossier, "le nouveau juge peut saisir un nouveau service d'enquête. Si [les enquêteurs] n'ont pas le même degré de psychologie, ils n'obtiendront pas les mêmes choses" de sa cliente, craint Me Laporte.

La Cour de Cassation doit statuer la semaine prochaine sur la requête en dessaisissement des juges lillois déposée mardi par le parquet général de Douai. Le parquet juge que "l'impartialité et la sérénité de la justice sont susceptibles d'être remises en cause" du fait de l'implication présumée d'un avocat lillois et de responsables policiers.

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