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Affaire Bettencourt : le juge Jean-Michel Gentil va-t-il être dessaisi ?

Selon des informations du Parisien, un des médecins qui ont été amenés à juger de l'état de Liliane Bettencourt était un proche du juge Gentil. Cette expertise du 7 juin 2011 est très importante car elle est à l'origine de la douzaine de mises en examen, dont celle de l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy. Les avocats de la défense parlent de "conflit d'intérêts manifeste".
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Radio France
Publié Mis à jour
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  (Benoit Tessier Reuters)

Le juge Jean-Michel Gentil qui instruit l'affaire Bettencourt à Bordeaux sur la sellette. Selon des informations du Parisien , une médecin qui a été amenée à juger de l'état de Liliane Bettencourt serait un de ses proches.

Jusqu'à présent, Sophie Gromb, chef du service de médecine légale du CHU de Bordeaux et qui, à ce titre, a participé à l'expertise de Liliane Bettencourt, n'a pas démenti être suffisamment proche du juge Gentil pour avoir été son témoin de mariage, comme l'affirme Le Parisien.

Pas de démenti non plus du côté du juge. Son avocat s'est borné à indiqué qu'il n'était pas au courant de cette affaire et qu'il n'avait aucun commentaire à apporter.

Une proximité très embarrassante pour le juge Gentil

Mais si cette information devaient être confirmée, si la proximité de l'experte et du magistrat est avérée, elle pourrait devenir très embarrassante pour Jean-Michel Gentil, car elle jetterait le doute sur son impartialité. Ce serait donc une bonne nouvelle pour les avocats des mis en examen. Pour eux, le timing est parfait. C'est jeudi prochain qu'ils doivent plaider à Bordeaux pour l'annulation des mises en examen dans le volet "abus de faiblesse " de l'affaire. 
Les avocats de la défense évoquent dans un communiqué "un conflit d'intérêts manifeste, qui jette la suspicion sur l'impartialité de l'expertise sur laquelle repose la procédure d'instruction".

"Gravissime " (l'avocat de Patrice de Maistre)

Me Pierre Haïk, l'avocat de l'ancien homme de confiance de Mme Bettencourt, estime ainsi que "cette information, si elle devait être avérée, serait gravissime, surtout de la part d'un juge toujours très précautionneux sur les conflits d'intérêt".

D'autant que Le Point affirme qu'en octobre 2012, le juge Gentil a
refusé une demande de confrontation entre les experts ayant pratiqué les examens
sur Liliane Bettencourt et un grand neurologue.

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