Sarthe : l'hôpital du Bailleul va à nouveau pratiquer des IVG

Cet établissement ne pratiquait plus d'interruption volontaire de grossesse depuis janvier 2018 car trois de ses quatre obstétriciens avaient fait jouer leur clause de conscience. Mais il reprendra cette activité fin septembre, a annoncé Marlène Schiappa. 

Le bâtiment du Pôle Santé Sarthe et Loir, en octobre 2017 sur Google Street View.
Le bâtiment du Pôle Santé Sarthe et Loir, en octobre 2017 sur Google Street View. (GOOGLE STREET VIEW)

Depuis le mois de janvier, comme l'a révélé Le Maine libre mi-juillet, plus aucune interruption volontaire de grossesse (IVG) n'était pratiquée au Pôle Santé Sarthe et Loir du Bailleul, petite commune de la campagne sarthoise située près de Sablé-sur-Sarthe. En cause : un nombre insuffisant de médecins obstétriciens. L'hôpital pourra cependant reprendre, fin septembre, son activité d'IVG, a annoncé la secrétaire d'Etat Marlène Schiappa, dans un communiqué, vendredi 7 septembre.

"Depuis janvier 2018, le Pôle Santé Sarthe et Loir avait suspendu l'activité d'IVG, cette situation étant liée à la démographie médicale dans le département de la Sarthe, au départ à la retraite du médecin qui réalisait les IVG et au fait que trois des quatre praticiens présents avaient fait valoir leur clause de conscience", détaille le communiqué. 

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Des difficultés à recruter un second obstétricien

La nouvelle organisation s'articulera autour "du médecin, qui n'a pas fait valoir sa clause de conscience, et dont le temps de travail est passé de 60 à 100% au 1er juillet (...) et des sages-femmes de l'établissement qui pourront réaliser les IVG médicamenteuses (50% des actes) sous la responsabilité du médecin", indique le secrétariat d'Etat chargé de l'Egalité entre les femmes et les hommes.

Une continuité sera par ailleurs assurée sur les périodes d'absence du médecin dans l'établissement par les établissements de santé environnants. Le nouveau dispositif sera évalué début 2019.

Un médecin à temps partiel devrait être recruté en début d'année prochaine. "Le dispositif reste un peu fragile, l'idéal serait d'avoir deux médecins à temps plein", selon l'hôpital, qui précise avoir des difficultés pour recruter un autre médecin obstétricien depuis le départ à la retraite du second médecin du service, l'an dernier. Le poste est ouvert depuis novembre 2017.