Argentine : vague d'apostasie après le rejet de la légalisation de l'IVG

Alors que la légalisation de l'avortement a été rejetée par le Parlement argentin, nombreux sont ceux qui, dans le pays, demandent à être débaptisés pour protester contre la place et le discours de l'Église.

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FRANCEINFO

En Argentine, l'Église catholique est sous le feu des critiques après avoir fait pression pour empêcher la légalisation de l'avortement. "Aujourd'hui, les féministes réalisent que les principaux obstacles aux droits des femmes sont les positions de l'Église", explique Maria Jose Albaya qui milite pour la laïcité de l'Argentine.

Manif pour la séparation de l'Église et de l'État

Certains Argentins décident alors de se faire débaptiser. C'est ce que l'on appelle l'apostasie. "Je vais envoyer au pape le document qui dit que j'ai renoncé à mes symboles religieux, confirme une femme. Le discours de l'Église ces derniers jours contre la légalisation de l'avortement était tellement scandaleux que je ressens une colère immense contre l'Église catholique". Dans les rues de Buenos Aires, aux côtés des foulards verts qui symbolisent la lutte pour l'IVG, se trouvent désormais des foulards orange qui symbolisent la lutte pour la séparation de l'Église et de l'État.

La tristesse des pro-IVG, à Buenos Aires (Argentine), le 9 août 2018. 
La tristesse des pro-IVG, à Buenos Aires (Argentine), le 9 août 2018.  (EITAN ABRAMOVICH / AFP)