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IRM : les délais encore loin des objectifs

Le délai moyen pour obtenir un rendez-vous pour un IRM est de plus d'un mois en France : 37,7 jours. La situation se dégrade chaque année, et les inégalités territoriales se creusent.
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Radio France
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 (Au service radiologie de l'hôpital de Sète © MAXPPP / IP3 PRESS)

En 2012, il fallait attendre 29 jours pour passer un examen d'IRM (imagerie par résonnance magnétique). En 2013, le délai est passé à 30,5 jours. Pour 2014, le temps d'attente atteint un nouveau record : 37,7 jours, soit "la pire année depuis onze ans ", selon l'association Imagerie Santé Avenir, qui a publié ce lundi sa dernière  enquête sur le sujet.

Nous sommes bien loin des objectifs du Plan cancer 2014-2019, qui avait fixé à 20 jours le délai moyen d'attente. Un plan pourtant moins ambitieux que le précédent, qui fixait la limite à 15 jours, et à dix jours dans les régions à risque élevé de mortalité par cancer.

Et les inégalités régionales se creusent. Certaines régions sont particulièrement défavorisées : en Corse, il faut attendre plus de 80 jours, près de 65 en Basse-Normandie, plus de 55 en Alsace ou en Auvergne. A l'inverse, dans les régions les mieux équipées le délai d'attente peut être inférieur à trente jours : 26 en Languedoc-Roussillon ou dans le Nord-Pas-de-Calais, 30 en Île-de-France.

Un parc peu développé, des demandes en augmentation

En un an, les délais pour obtenir un rendez-vous se sont allongés dans toutes les régions, sauf en Midi-Pyrénées, Languedoc-Roussion et Provence-Alpes-Côte-d'Azur. L'an dernier, seules 38 nouvelles IRM ont ouvert en France. Et selon les spécialistes de la question, il en faudrait 150 pour rattraper le retard.

D'après Imagerie Santé Avenir, deux raison expliquent l'allongement des délais. D'une part, la faiblesse du parc IRM en France, qui compte 10,7 machines par million d'habitants alors que la moyenne européenne est de 20. La Bourgogne, la Basse-Normandie, les Pays-de-la-Loire et la Corse sont particulièrement mal équipées. D'autre part, la demande qui explose : 32% de plus en deux ans pour l'urologie, et 24% pour les pathologies cardiaques.

IRM : les inégalités se creusent. Bruno Rougier
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