Inondations : une famille découvre qu'elle n'est plus assurée

A Biot, une des communes sinistrées par les inondations de dimanche dernier, un couple a découvert qu'il n'était plus assuré à cause d'un simple prélèvement refusé par sa banque.

(Cette famille de Biot a découvert que son contrat d'assurance avait été résilié © Radio France / Sandrine Etoa)

Une famille de Biot dans les Alpes-Maritimes se retrouve confrontée à un problème d'assurance qui pourrait lui coûter cher. Alors que la déclaration de catastrophe naturelle est lancée pour activer les remboursements, elle découvre que son assurance a été résiliée, sans qu'elle soit informée, affirme-t-elle. 

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Un prélèvement refusé

Après avoir vu sa maison dévastée ce week-end, cette famille a découvert que son contrat d'assurance-habitation avait été résilié par sa banque BNP Paribas. Hélène, son mari Mounir et leurs deux enfants n'ont plus de toit. L’extérieur de leurs trois pièces ressemble à "un tas d’ordures, des planches un peu partout, des murs détruits, de la terre et de la boue" explique la mère de famille. En plus de ces images de désolation, la famille doit affronter des démarches administratives très compliquées.

"Quand j’ai appelé mon assureur, il m’a dit que le contrat-habitation avait été résilié sous prétexte qu’un prélèvement avait été refusé pour manque de provisions."

Hélène assure qu’elle n’a jamais été prévenue et qu’elle n’a jamais reçu de courrier pour l’alerter.

"En plus, j’avais toujours des prélèvements pour l’assurance-scolaire et l’assurance vie."

Le père de famille a envoyé une lettre de réclamation. De son côté, son épouse, Hélène, multiplie les appels téléphoniques. Et voici la réponse :

"On vous a envoyé le courrier, on arrive à vous communiquer le numéro de courrier. Je suis navrée mais je ne peux pas vous reprendre, même avec les inondations, même avec la catastrophe d’il il y a quelques jours. Il faut nous accorder plus de temps."

Du temps, Hélène explique qu'elle n'en a pas et elle tente de plaider sa cause en précisant qu’"elle n’a pas d’endroit où dormir et qu’elle n’a même plus de chaussures" .

Le reportage de Sandrine Etoa à Biot, dans les Alpes-Maritimes
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Le couple a saisi une association de consommateurs. En attendant des précisions sur cet imbroglio qui pourrait leur coûter cher, Hélène, Mounir et leurs enfants sont hébergés dans leur famille.

Contactée par France Info, la banque a fait savoir qu'elle n'avait pas le droit de donner des informations sur ses clients.