Refus d'inhumer un bébé rom dans l'Essonne : l'enquête est classée sans suite

Le maire, Christian Leclerc, était accusé par des élus et des associations d'avoir refusé l'inhumation de la petite Maria Francesca, une fillette morte le 26 décembre. 

L\'entrée du cimetière de Champlan (Essonne), le 4 janvier 2015.
L'entrée du cimetière de Champlan (Essonne), le 4 janvier 2015. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Le parquet d'Evry a décidé de classer sans suite, mercredi 18 février, l'enquête préliminaire pour discrimination concernant le maire de Champlan (Essonne), accusé d'avoir refusé d'enterrer un bébé rom dans le cimetière de sa commune.

Le maire, Christian Leclerc, était accusé par des élus et des associations indignées d'avoir refusé l'inhumation de la petite Maria Francesca, une fillette rom morte le 26 décembre à l'âge de deux mois. L'élu s'en était défendu, évoquant "une erreur de compréhension dans la chaîne de décision"Une enquête avait été ouverte pour discrimination. 

Pas de "volonté malveillante ou discriminatoire"

"Les investigations, si elles confirment un comportement parfois inadapté de différentes personnes qui sont intervenues dans la gestion de cette situation, n'ont pas permis d'établir que cette attitude ait trouvé sa source dans une volonté malveillante ou discriminatoire", a déclaré le parquet.

Devenue un symbole de la discrimination, la fillette avait été enterrée dans le cimetière de la commune voisine de Wissous, le 5 janvier. Une centaine de personnes étaient présentes lors de la cérémonie religieuse organisée à Massy avant l'enterrement.