#MusicToo tente de mettre fin aux abus sexuels dans le monde de la musique

La dynamique #MeToo lancée après l’affaire Weinstein aux Etats-Unis rattrape l’industrie musicale. Emily Gonneau, qui a lancé #MusicToo sur les réseaux sociaux, témoigne dans le 23h de franceinfo lundi 28 septembre.

franceinfo

Emily Gonneau a "lancé #MusicToo le 12 novembre 2019 sur un petit blog pour parler de ce qui m’était arrivée". "Cet été, raconte-t-elle, un collectif m’a prévenu qu’il allait reprendre ce mot-dièse et lancé un appel à témoins" sur les abus, violences et agressions sexuelles dans le monde la musique. Le recueil des témoignages se termine mercredi 30 septembre.

"Je trouve ça très bien. Ce collectif veut que la peur change de camp, que la fin de l’impunité arrive", ajoute la fondatrice du label Unicum Music.

"Le silence nourrit la peur qui nourrit l’impunité"

"Il y a un certain nombre de cas qui existent et tout le monde sait qui c’est, mais la peur fait que ça ne sort pas. Le silence nourrit la peur qui nourrit l’impunité. L’idée du collectif est de travailler avec des avocats pour regrouper les personnes victimes d’un même agresseur", explique Emily Gonneau sur franceinfo lundi 28 septembre. "J’ai monté l’association Change de disque pour s’attaquer aux causes du problème, les abus de pouvoir, et faire émerger des mesures concrètes qui établissent des contre-pouvoirs", souligne-t-elle.

"C’est un fléau, un problème structurel et systémique. Une femme sur quatre a déjà été harcelée ou agressée sexuellement dans l’industrie musicale. Une artiste sur trois", conclut Emily Gonneau qui se félicite que les chanteuses Pomme ou Camelia Jordana relaient cet appel à témoigner : "C’est important, elles ont une voix qui porte."

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