Les subventions au spectacle vivant vont être conditionnées à des engagements contre les violences sexuelles, annonce Roselyne Bachelot

Ce plan permettra de "donner les outils pour mettre fin à l'omerta", selon la ministre de la Culture.

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La ministre de la Culture, Roselyne Bachelot, le 9 novembre 2021 à Paris. (BERTRAND GUAY / AFP)

Une nouvelle série de mesures pour lutter contre le harcèlement et les violences sexistes et sexuelles. Les subventions au spectacle vivant seront conditionnées au respect d'"engagements" formels contre ces violences, a annoncé la ministre de la Culture Roselyne Bachelot, jeudi 25 novembre, dans une interview au Parisien.

En plus de se conformer au Code du travail, il s'agit de "créer un dispositif de signalement efficace et traiter chaque témoignage" et "former dès 2022 la direction" et l'encadrement "au recueil de la parole et à la gestion de situations de violences et le harcèlement sexistes et sexuels", a précisé la ministre. Les 1 249 structures actuellement subventionnées devront également "sensibiliser formellement les équipes et organiser la prévention des risques, et engager un suivi et une évaluation des actions", a-t-elle détaillé.

"Mettre fin à l'omerta qui protège les prédateurs"

Un point sera fait avec chaque structure à la fin de chaque période de subvention, a-t-elle précisé. Devront s'y conformer "notamment les scènes nationales, centres dramatiques nationaux, centres chorégraphiques, mais aussi les festivals, lieux et compagnies soutenues".

"On peut directement agir sur les structures dépendant de nous financièrement parce qu'on a des mesures de rétorsion, mais je suis confiante pour les autres", a-t-elle affirmé. Ce plan permettra de "donner les outils pour mettre fin à l'omerta, parce qu'il faut bien l'appeler comme cela, qui a protégé un certain nombre de prédateurs", espère Roselyne Bachelot.

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