Le harcèlement sexuel en passe d'être réprimé en Arabie saoudite

Le texte prévoit des peines de prison susceptibles d'atteindre cinq ans et une amende de 300 000 rials (70 000 euros).

Des femmes regardent une course de chevaux à Riyad (Arabie saoudite), le 11 novembre 2016.
Des femmes regardent une course de chevaux à Riyad (Arabie saoudite), le 11 novembre 2016. (FAYEZ NURELDINE / AFP)

Le gouvernement saoudien a approuvé un texte qui prévoit la pénalisation du harcèlement sexuel, rapporte mercredi 30 mai l'agence de presse officielle SPA. Cette disposition législative, qui doit encore être promulguée par le roi Salman, est la dernière en date d'une série de réformes que le royaume entend mener, en faveur de l'émancipation des femmes notamment, sous la conduite du prince héritier Mohamed ben Salman.

Le texte prévoit des peines de prison susceptibles d'atteindre cinq ans et une amende de 300 000 rials (70 000 euros). Il "vise à combattre le délit de harcèlement, à l'empêcher, à administrer un châtiment aux auteurs et à protéger les victimes afin de préserver leur vie privée, leur dignité et les libertés personnelles qui sont garanties par la loi islamique et par la législation", dit un communiqué.

Des militantes des droits humains arrêtées

Parmi les décisions les plus spectaculaires annoncées l'année dernière figure l'autorisation qui sera faite aux femmes de conduire. Elle entrera en vigueur le 24 juin prochain.

Cette apparente ouverture des autorités saoudiennes s'accompagne pourtant d'une poursuite de la répression menée à l'encontre des militants des droits humains. Près d'une dizaine de militantes ont été récemment arrêtées