"Il est important que la loi interdise de menacer des femmes dans l’espace public", défend Marlène Schiappa

La secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes défend son projet de loi dans une interview au journal "Ouest-France".

Marlène Schiappa assiste à la clôture du tour de France de l\'Egalité, à Paris le 6 mars 2018.
Marlène Schiappa assiste à la clôture du tour de France de l'Egalité, à Paris le 6 mars 2018. (ANONYMOUS / CROWDSPARK / AFP)

Cinq mois après l'onde de choc mondiale provoquée par l'affaire Weinstein, le gouvernement présente, mercredi 21 mars, son arsenal législatif contre les violences sexuelles et sexistes, qui doit permettre aux femmes de vivre "sans avoir peur" en France. "Symboliquement, il est important que la loi interdise de menacer, d’intimider, de suivre des femmes dans l’espace public", défend Marlène Schiappa, la secrétaire d'Etat chargée de l'Egalité entre les femmes et les hommes, dans le journal Ouest-France.

"La loi toute seule ne suffit pas"

Dans un entretien publié mercredi, elle explique plusieurs des mesures prévues, comme la nouvelle infraction d'"outrage sexiste", l'allongement du délai de prescription pour les viols sur mineurs ou l'âge fixé à 15 ans pour le consentement sexuel. Mais pour la secrétaire d'Etat, qui porte le projet, "la loi toute seule ne suffit pas", même s'il s'agit, dit-elle, d'une "base importante". "L’égalité femme-homme a été décrétée grande cause du quinquennat. On agit aussi dans l’audiovisuel, la publicité, la fonction publique, les universités, à l’école", se félicite-t-elle.