Harcelé, l'éleveur bio de Teilhet jette l'éponge

Menaces de mort, actes de vandalisme... Depuis des mois, Jean-Hugues Bourgeois, un jeune éleveur installé depuis 2 ans à Teilhet, dans le Puy-de-Dôme, est la cible d'un véritable acharnement visant son exploitation, ses bêtes mais aussi a famille. "Fatigué", il a finalement décidé de quitter la région.

(Radio France © France Info)

Depuis le début de l'année, Jean-Hugues Bourgeois et sa famille vivent un véritable enfer.

Menaces de mort sur sa famille. Après avoir été, lui-même ainsi que sa femme, menacé de mort à plusieurs reprises, ce jeune agriculteur de 28 ans reçoit un peu avant la rentrée scolaire une lettre en forme de cercueil contenant des menaces de mort et de viol contre sa fille de 8 ans.

Ses bêtes tuées. En mars, son troupeau de chèvres était tué au pistolet d'abattage. Dernier novembre, l'une de ces agnelles est empoisonnée avec un produit actif "que l'on retrouve dans la mort-aux-rats".

Ses installations détruites. En août, c'est e bâtiment où il entreposait son foin qui était ravagé dans un incendie volontaire. Deux mois plus tard, le feu était mis cette fois-ci à sa grange.

Mais c'en est trop pour le jeune agriculteur, qui a finalement décidé de quitter la région. Originaire des Hautes-Alpes, il était venu s'installé en 2006 dans le Puy-de-Dôme, où un agriculteur local proche de la retraite, lui avait loué une cinquantaine d'hectares pour y faire de l'élevage bio et des céréales.

" Je suis fatigué, écœuré, j'ai donc décidé de quitter le village", a-t-il déclaré. "Ma famille est soulagée", a-t-il ajouté, précisant qu'il était actuellement "à la recherche d'une ferme ailleurs" pour y poursuivre son activité.

L'enquête se poursuit. Le 4 septembre, le procureur de la République de Riom avait ouvert une information judiciaire contre X pour mort donnée volontairement à des animaux domestiques, destruction par incendie volontaire et menaces de mort. L'enquête "se poursuivra après le départ de M. Bourgeois car, selon une source judiciaire, les faits incriminés sont inadmissibles".

Cécile Mimaut, avec agences