VIDEO. Fusillés de 14-18, le chemin de la réhabilitation

François Hollande a promis vouloir remettre à l'honneur les 650 soldats français fusillés parce qu'ils avaient refuser de monter au front lors du conflit de 1914-1918.

Dès les premiers mois de la Grande Guerre, des soldats français ont refusé de combattre. Ils seront fusillés pour l'exemple. Cette mémoire demeure douloureuse pour le général à la retraite André Bach, aujourd'hui historien. Il raconte : "On exécute en public, en présence des camarades (...) On le colle à un poteau, on l'attache, on le fait mettre à genoux, on lui met un bandeau sur les yeux. Et un responsable décrit à haute voix le personnage en l'avilissant."

Parce que les descendants de ces hommes vivent aujourd'hui encore très mal cette absence de réhabilitation, les défenseurs des fusillés se mobilisent. "Nous attendions les réhabilitations de tous les fusillés pour l'exemple, alors que là, regrette Pierre Chabot de l'Association Républicaine des Anciens Combattants, il y aura simplement un monument dans un musée, ils ne seront donc pas réhabilités dans la conscience collective de la Nation."  

Le chef de l'Etat a annoncé jeudi 7 novembre 2013 souhaiter qu'une place soit réservée à ces soldats au musée de l'Armée aux Invalides à Paris.