Grossophobie : le regard des autres sur l'obésité

Les préjugés et comportements déplacés à l'égard des personnes en surpoids ont tendance se répendre. À Amiens (Somme), l'association Les petits poids mène un travail de sensibilisation.

FRANCE 3

"Depuis que tu es née, tu es grosse. Tu es mal dans ta peau. L'enfance ? Pas facile, toujours des moqueries. Plus tard on te dit que si tu es grosse, c'est de ta faute." Être grosse, une souffrance pesante qu'Angélique a choisi de dire sur scène. Une façon de prendre le problème en main après s'être cachée trop longtemps avec ses 200 kilos. "Moi quand je ne vais pas bien je grossis, c'est psychologique. Je ne mange pas de beurre ou de gras à gogo, mais il n'y a rien à faire", explique Angélique.

"Les femmes ont les regards les plus amers sur l’obésité"

Lacer ses chaussures, bouger, tout est difficile. Pour certains, il n’y a pas de solution médicale alors l’association Les petits poids propose des activités douces, une pause dans un quotidien souvent blessant. "Partout où on va, on nous rappelle qu’on est obèse", déplore Lydie Boury, présidente de l’association. Catherine, elle, compensait un mal-être par la nourriture, les régimes n’ont pas fonctionné et elle a payé cher le poids sur la balance. "J’ai vécu trente ans avec un homme qui au moment de me quitter m’a dit que j’étais qu’un gros tas de graisse dégueulasse", raconte-t-elle. Quant à la grossophobie, Catherine affirme qu’elle est réelle : "Je pense même que les femmes ont les regards les plus amers sur notre personne", déplore-t-elle.

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Un patient consulte pour des problèmes d\'obésité, le 23 mars 2016 à Niort (Deux-Sèvres).
Un patient consulte pour des problèmes d'obésité, le 23 mars 2016 à Niort (Deux-Sèvres). (BURGER / PHANIE / AFP)