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Grenelle des violences conjugales : après avoir été verbalisées, des colleuses de slogans antiféminicides invitées à décorer Matignon

Contacté par franceinfo, Matignon explique avoir "été marqué par la force du message de cette association, sans adhérer au principe de l'affichage sauvage". Les colleuses ont refusé sèchement l'offre du Premier ministre.

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France Télévisions
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Une militante colle un slogan antiféminicides dans la rue, à Paris, le 3 septembre 2019. (JULIETTE AVICE / HANS LUCAS / AFP)

"Nous n'avons pas vocation à décorer la ville, mais bien à dénoncer l'inaction de l'Etat en rappelant les noms de celles qu'ils ont laissé mourir." Un collectif de colleuses, qui affichent depuis plusieurs mois des slogans anti-féminicides dans les rues de Paris, a été invité à décorer les murs de Matignon à l'occasion de la clôture du Grenelle sur les violences conjugales, lundi 25 novembre. Une proposition qu'elles ont refusée, dénonçant "l'hypocrisie gouvernementale". Dans un communiqué, elles rappellent en effet qu'elles ont "reçu 600 euros d'amendes pour avoir collé sur les murs de Matignon", quelques semaines plus tôt.

"Il était question de rencontrer Edouard Philippe, précise à L’Obs une colleuse parisienne. Mais la rencontre était finalement une discussion avec sa directrice de communication… J’imagine qu’ils nous auraient proposé de coller quelque chose d’assez neutre."

Contacté par franceinfo, Matignon explique avoir "été marqué par la force du message de cette association, sans adhérer au principe de l'affichage sauvage". "Nous voulions leur proposer un espace cadré pour que cette association puisse interpeller, encore plus largement, la société française." Dans son communiqué, le collectif de colleuses répond qu'il "refuse d'être le décor de ce Grenelle" qui "ne fut que le théâtre de coups de communication".

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