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Facebook fait profil bas en Bourse

Peu de temps après avoir publié ses premiers résultats trimestriels, Facebook poursuivait jeudi soir son plongeon boursier. Deux mois après une introduction en Bourse attendue avec ferveur, ces résultats trimestriels sans relief n'ont pas rassuré les investisseurs quant à la capacité du réseau social à relancer la croissance de ses revenus.
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Radio France
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Franceinfo (Franceinfo)

Facebook a
publié jeudi soir ses premiers résultats trimestriels en tant que société cotée.
Malgré un chiffre d'affaires juste au-dessus des attentes, avec 1,18
milliard de dollars contre 1,15 milliard espéré par les analystes, le
réseau social ne parvient pas à convaincre les investisseurs.

Des résultats en demi-teinte

1,18 milliard de dollars, un chiffre en hausse de 32% sur un an mais qui reste tout de même en décélération par rapport au premier trimestre,
où le chiffre d'affaires avait grimpé de 45%. Pour autant, Mark Mahaney, analyste
chez Citi, ne considère pas que ces résultats soient "dramatiquement
bons ou mauvais"
.

Facebook se maintient grâce à ses recettes publicitaires en large hausse qui représentent désormais 84% de ses recettes globales, avec 992
millions de dollars.
Par ailleurs, la société a rappelé dans un communiqué qu'elle
n'en était qu'au début de l'application des "statuts sponsorisés" ,
qui selon elle rapportent d'ores et déjà près d'un million de dollars
par jour. Ce produit publicitaire qui se veut interactif représente une
recette non négligable, amenée à s'accroître.

Cependant, l'absence d'objectifs chiffrés pour le trimestre en cours inquiètent les investisseurs, malgré la confiance affichée de Mark Zuckerberg. Richard Greenfield, analyste chez BTG estime que le fait qu'il n'y ait "pas de prévisions dans le communiqué de presse va amener certains à se demander si les objectifs annuels sont en mesure d'être atteints" . Face à ce bilan mitigé, l'action du réseau social poursuit son plongeon en Bourse.

Plus bas historique

Ainsi l'action perdait 11,34% après la clôture de la Bourse jeudi soir à 22H30 GMT à 23,80 dollars dans les échanges électroniques. Une baisse de 37% par rapport au cours prévu lors de son entrée en Bourse, le 18 mai dernier.

Un prix bien au-dessus de sa valeur marchande idéale. Pour l'un des analystes les plus critiques sur la valorisation de la
société, Trip Chowdhry, de Global Equities Research, "Facebook (serait)
une formidable valeur"
si elle coûtait entre 13 et 16 dollars.

Le PDG fondateur, Mark Zuckerberg, a indiqué dans un communiqué, à la suite de sa chute en bourse, que la société était "concentrée sur les investissements dans ses axes prioriaitres : l'Internet mobile, la plateforme et les publicités sociales" . Une stratégie compréhensible au vu du nombre d'utilisateurs actifs qui ne cesse de grimper.

Des mobinautes de plus en plus actifs

Fin juin le réseau social comptait 955 millions d'utilisateurs actifs mensuels, contre 901 millions fin mars. Mais c'est sur les mobiles que la progression est la plus importante. La part du mobile dans les activités du réseau social a ainsi explosé de 67% en un an. 543 millions de mobinautes sont connectés quotidiennement.

Une relation assidue entretenue avec Facebook sur laquelle va se baser une bonne partie de l'avenir de la monétisation du réseau social.

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