Euthanasie : le parquet général fait appel de l'acquittement du docteur Nicolas Bonnemaison

Accusé de sept "empoisonnements" sur des personnes âgées en fin de vie, l'urgentiste de 53 ans a été acquitté le 25 juin par la cour d'assises de Pau.

Le docteur Nicolas Bonnemaison (au centre), aux côtés de sa femme et de ses avocats, quitte la cour d\'assises de Pau, le 25 juin 2014.
Le docteur Nicolas Bonnemaison (au centre), aux côtés de sa femme et de ses avocats, quitte la cour d'assises de Pau, le 25 juin 2014. (GAIZKA IROZ / AFP)

Nouveau rebondissement dans l'affaire Bonnemaison. Le parquet général fait appel, mercredi 2 juillet, de l'acquittement de l'ancien urgentiste. Le docteur Nicolas Bonnemaisonpoursuivi pour sept "empoisonnements" entre 2010 et 2011 de malades très âgés et en fin de vie, a été acquitté mercredi 25 juin, par la cour d'assises de Pau (Pyrénées-Atlantiques).

Le médecin de 53 ans était accusé d'avoir administré à ces patients particulièrement "vulnérables" des médicaments ayant accéléré leurs morts, en dehors de tout protocole. Pour ces faits, Nicolas Bonnemaison risquait la réclusion criminelle à perpétuité. 

L'accusation, qui avait estimé qu'il "n'était pas un assassin", n'avait requis qu'une peine de cinq ans de prison, assortie d'un sursis possible, et n'avait pas réclamé d'interdiction d'exercer. La défense avait, elle, réclamé l'acquittement pur et simple.