Vidéo Covid-19 : s'il y a un cas dans une classe, les lycéens et collégiens non vaccinés "seront évincés" et "en enseignement à distance", annonce Jean-Michel Blanquer

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Le ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports précise que dans le primaire, "quand il y aura un cas de contamination, on fermera" la classe.

"Dans le secondaire, s'il y a un cas de contamination" au Covid-19, "les élèves non vaccinés seront évincés, mais pas les vaccinés", a déclaré Jean-Michel Blanquer, ministre de l'Education nationale, de la Jeunesse et des Sports, mercredi 28 juillet sur franceinfo. "C'est évidemment une forte incitation à être vacciné", a-t-il reconnu. Il a précisé que "ceux qui ne seront pas vaccinés seront en enseignement à distance."

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Pour le primaire, "quand il y aura un cas de contamination, on fermera" la classe, ce qui était déjà le cas cette année. "C'était une mesure de prudence renforcée, donc on maintient cette règle pour l'enseignement primaire puisque les élèves ne sont pas vaccinés."

"À chaque fois, on a fait au mieux par rapport à des contraintes qui sont énormes. Là, en l'occurrence, l'objectif, c'est la continuité pédagogique."

Jean-Michel Blanquer

à franceinfo

Interrogé sur la discrimination entre élèves, le ministre a dit "raisonner en termes de moindre mal. On ne raisonne pas en termes de situation idéale (...) C'est sûr que cette année, ils ont moins de perturbations que ce qu'ils ont pu avoir l'année dernière, a fortiori si on a réussi à vacciner un maximum d'élèves et d'adultes. Quand vous êtes vacciné, vous ne risquez pas de contaminer les autres, alors que si vous n'êtes pas vacciné, vous faites courir ce risque."

L'idée, a martelé Jean-Michel Blanquer, c’est "de ne pas imposer un pass sanitaire pour rentrer à l'école. Vous savez, c'est toujours la même logique, c'est la logique de l'école ouverte. Comment faire en sorte que les enfants et les adolescents aillent au maximum à l'école".

Un protocole sanitaire, quatre scénarios possibles

Ce mercredi matin, le protocole sanitaire pour la rentrée scolaire a été dévoilé sur le site du ministère de l’Education, avec quatre scénarios possibles. Le protocole "établit les gestes qui s'appliquent selon le scénario dans lequel on se retrouvera. Cela signifie qu'à la fin du mois d'août, je dirai, évidemment en me reposant sur les analyses des autorités de santé, où est le curseur de la circulation du virus et donc, quel scénario nous appliquons : le 1, le 2, le 3 ou le 4 et ça enclenchera tel ou tel type de mesures", a-t-il expliqué.

Le ministre a donné l'exemple du scénario 1, "le plus léger", qui fait que "vous n'avez plus de masque à l'école primaire", mais il a dit craindre "que ce ne soit pas ce scénario qui s'applique à la rentrée. Mais j'espère bien que dans le courant de l'année, on pourra arriver à ce scénario-là. Il y a aussi d'autres cas de figure. Vous avez le masque quand vous êtes en intérieur, mais pas quand vous êtes en extérieur. On y va graduellement selon la circulation du virus", a-t-il poursuivi.

Pour la rentrée, le scénario qui semble le plus probable, ce sont "les scénarios 2 ou 3 que nous serons amenés à appliquer au moment de la rentrée scolaire, c'est-à-dire des scénarios qui ne sont pas plus contraignants que ce que nous avons connu jusqu'à présent, mais où il y a la nouvelle donne du vaccin et ce qu'il permet de faire."

Le ministre a insisté sur l’importance de la vaccination : "En réalité, si tous les Français sont vaccinés, il y a matière à optimisme."

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