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Seules trois universités françaises dans le top 100 du classement de Shanghai

L'université parisienne Pierre et Marie Curie est classée 39e, Paris-Sud 46e et l'Ecole normale supérieure 87e.

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France Télévisions
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Des docteurs diplômés de l'université Pierre et Marie Curie fêtent leurs diplômes le 13 juin 2009 à Paris. (MIGUEL MEDINA / AFP)

Les universités américaines continuent de caracoler en tête du classement de Shanghai. Cette année, la France ne place que trois universités dans le top 100. Les établissements chinois, eux, entrent pour la première fois dans la liste des meilleures universités au monde, réalisé par le cabinet indépendant Shanghai Ranking Consultancy et publié lundi 15 août.

Les universités américaines occupent les trois premières places du podium et huit des dix premières du classement. Pour la 14e année consécutive, Harvard arrive en tête tandis que Stanford se place deuxième, suivie de Berkeley. Le MIT est cinquième et Princeton sixième.

La première université non-américaine est Cambridge (Royaume-Uni), classée quatrième. Seuls quatre autres établissements non-américains atteignent le top 20 : Oxford à la 7e place, l'University College de Londres à la 17e place, l'Institut fédéral de technologie de Zurich (Suisse) à la 19e place et l'université de Tokyo à la 20e. Du côté des Français, l'université parisienne Pierre et Marie Curie (39e), Paris-Sud (46e) et l'Ecole normale supérieure (87e) se classent parmi les cent premières.

Un classement à relativiser

La place de la France "doit d'abord être analysée au regard des spécificités des établissements français, notamment de leur forte dispersion", a réagi le secrétaire d'Etat chargé de l'Enseignement supérieur et de la recherche Thierry Mandon. Le secrétaire d'Etat a rappelé que dans le classement Reuters sur les institutions de recherche mondiales les plus innovantes, "le CEA occupe la 1ère place, le CNRS la 5e, l'Inserm la 10e et l'Institut Pasteur la 17e".

Créé en 2003, le classement de Shanghai prend en compte six critères pour distinguer 500 des 1 200 établissements répertoriés dans le monde, dont le nombre de Nobel parmi les anciens élèves, le nombre de chercheurs les plus cités dans leur discipline ou le nombre de publications dans Science et Nature. Ses critères tournés vers la recherche et les sciences de la vie, occultant entre autres les sciences humaines et sociales, sont dénoncés par de nombreux responsables européens comme un biais dommageable pour leurs établissements.

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