Santé : l'école de Marcey-les-Grèves pionnière en matière de qualité de l'air

France 2 s'intéresse à l'air que nous respirons. Dans la Manche, le village de Marcey-les-Grèves a choisi de rénover son école pour donner aux enfants un environnement plus sain.

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Dans la campagne normande, un bâtiment futuriste, c'est une école unique en France. Elle dispose de fenêtres qui diffusent une lumière naturelle dans une classe très haute de plafond. Ce bâtiment, sorti de terre l'an dernier, a été conçu pour le bien-être des élèves et des enseignants qui sentent la différence. "La classe est beaucoup plus aérée et les températures montent moins quand il fait chaud", explique Béatrice Thénard, enseignante. La grande préoccupation de ce bâtiment, c'est l'air qu'on y respire. En France, 30% des élèves sont exposés à des taux de pollution au-delà des normes internationales. Des données qu'une spécialiste est venue mesurer. La solution se trouve au moment où les élèves quittent la classe.

Des conséquences directes sur les apprentissages

Le matin ou pendant les récréations, l'ouverture des fenêtres est automatique. 10 à 15 minutes d'air extérieur, pas plus pour ne pas faire descendre la température. L'extension de l'école a coûté 1,5 million d'euros à cette commune de 1 500 habitants. La mairie et les enseignants n'ont pas immédiatement adhéré à ce projet novateur, mais le résultat fait aujourd'hui l'unanimité. L’architecture et la conception des lieux ont surtout des conséquences directes sur les apprentissages. "Quand on a des concentrations élevées en dioxyde de carbone, on a beaucoup d'études qui montrent une diminution de la concentration des enfants", explique Claire-Sophie Coeudevez, experte en qualité de l'air. L'école de Marcey-les-Grèves est en avance. À partir du 1er janvier 2018, les 52 000 écoles françaises auront l'obligation de prendre en compte la qualité de l'air de leur classe et de leur préau.

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