Les enseignants dans la rue contre la réforme du collège

À l'appel de sept syndicats, les professeurs manifesteront mardi 19 mai. Ils s'opposent à la réforme du collège voulue par le gouvernement et demandent son retrait.

FRANCE 3

Les banderoles donnent le ton. Pour les enseignants rencontrés par France 3 à Grenoble (Isère), la réforme du collège est "une usine à gaz". Ils manifesteront le 19 mai, à l'appel de sept syndicats pour faire savoir au gouvernement leur opposition. La principale inquiétude concerne l'autonomie laissée aux chefs d'établissements pour la mise en place des enseignements interdisciplinaires. "On a le sentiment que l'on va nous retirer des heures pour faire les fameux enseignements pratiques interdisciplinaires dont on ne sait pas trop ce que c'est. On nous enjoint de travailler autrement avec nos collègues, sauf qu'il n'y a pas d'heures dégagées pour le faire", explique à France 3 Anne Dortel,  du Syndicat national des enseignements du second degré (SNES).

Inquiétude pour l'allemand

Autre sujet : les classes bilangues qui devraient disparaître au profit d'une deuxième langue vivante dès la 5e. Les professeurs d'allemand sont particulièrement inquiets. "Avec la réforme, il sera impossible d'ouvrir des sections bilangues, il faudrait que les élèves aient commencé l'apprentissage de l'allemand à l'école primaire", détaille Jean-Pascal Meral, du SNES FSU, qui poursuit : "Mis à part les zones frontalières, il n'y aura plus d'allemand avec la réforme du collège".

Enfin, le grec et le latin deviendraient des options laissées à l'appréciation du chef d'établissement. "Le latin permet d'apprendre vraiment comment se construit une langue", argumente Sophie De Lacoste, agrégée de lettres classiques. "On forme l'esprit de nos élèves", assure-t-elle.

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