Rétention des notes du bac : environ "80 000 copies manquantes" mercredi soir affirme Gabriel Attal

Le secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse a fait le point sur la grève des correcteurs du bac.

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Environ 80 000 copies du baccalauréat étaient manquantes mercredi soir, en raison d'un mouvement de grève de correcteurs de l'examen, a déclaré jeudi 4 juillet sur franceinfo Gabriel Attal, secrétaire d'État auprès du ministre de l'Éducation nationale et de la Jeunesse.

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"On a fait un point hier soir (mercredi), on était à peu près à 80 000 copies manquantes, ce qui veut dire que ça a diminué de moitié en même pas 24 heures", a déclaré le secrétaire d'État. "On sera a priori en dessous des 50 000 aujourd'hui", a-t-il précisé, ajoutant qu'un nouveau bilan serait réalisé dans la journée.

"L'écrasante majorité des professeurs joue le jeu"

Les académies les plus touchées sont l'Île-de-France, Créteil, Versailles et Paris, a précisé Gabriel Attal. "C'est une difficulté qui est réelle, qui cause du stress aux candidats, a déclaré Gabriel Attal. Moi, c'est à eux que je veux penser et à leurs familles qui attendent les résultats avec une bonne dose de stress. L'objectif c'est que ça ne leur soit pas préjudiciable.

Le ministre de l'Éducation Jean-Michel Blanquer a répété à plusieurs reprises que la grève des correcteurs, qui veulent contraindre le gouvernement à rouvrir des négociations sur les réformes du lycée et du bac, n'aurait pas de conséquence. Des propos que Gabriel Attal assume. "On a fait le pari de la confiance et de la sérénité avec les enseignants, a-t-il affirmé. Je veux insister sur le fait que l'écrasante majorité des professeurs joue le jeu, même si certains peuvent avoir des doutes."

Au fond on ne peut pas pénaliser des élèves, des candidats que les professeurs ont préparés eux-mêmes pendant toute l'année à cette épreuve qui est extrêmement importante pour eux.

Gabriel Attal

"Je veux vraiment insister là-dessus, saluer le corps professoral dans son ensemble qui s'est mobiliséIl ne faut pas que cette situation jette l'opprobre sur toute une profession, a ajouté le secrétaire d'État, qui a déclaré que l'action des correcteurs grévistes était extrêmement marginale. On nous avait expliqué qu'il y avait un risque que les épreuves ne puissent pas se tenir qu'il n'y ait pas suffisamment de surveillants dans ces épreuves. Ça s'est déroulé dans de bonnes conditions parce qu'on s'est mobilisés et on se mobilise pour que ces résultats arrivent dans des conditions de sérénité."

"On répond à une situation exceptionnelle par une mesure exceptionnelle"

Jean-Michel Blanquer a assuré que "tous" les candidats auraient leurs résultats vendredi comme prévu. Le ministre a indiqué que le contrôle continu pourra être pris en compte, en cas de copies manquantes des candidats. "On répond à une situation exceptionnelle par une mesure exceptionnelle, justifie Gabriel Attal. Comme l'a dit Jean-Michel Blanquer, cette mesure est appliquée quand un paquet de copies est perdu, ce qui peut arriver."

Aucun candidat du baccalauréat ne pourra apprendre qu'il a le baccalauréat vendredi pour apprendre finalement qu'il ne l'a pas

Gabriel Attal

Certains candidats vont peut-être passer le rattrapage alors qu'ils ont eu leur bac. "Ce sera peut-être le cas dans certains cas marginaux, mais il vaut mieux ça plutôt que l'inverse", a affirmé le secrétaire d'État, car repousser les résultats de quelques jours, ce serait "faire payer à l'ensemble des candidats une action qui concerne 2% des correcteurs, ce n'est pas 2% des correcteurs qui peuvent bloquer les résultats du baccalauréat pour 800 000 composants."

Gabriel Attal, secrétaire d\'Etat auprès du ministre de l\'Education nationale et de la Jeunesse jeudi 4 juillet sur franceinfo
Gabriel Attal, secrétaire d'Etat auprès du ministre de l'Education nationale et de la Jeunesse jeudi 4 juillet sur franceinfo (FRANCEINFO / RADIOFRANCE)