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Une rentrée scolaire, deux visions de l'éducation

Dernière rentrée des classes avant l'élection présidentielle. Malgré les réductions de postes, le gouvernement et la majorité assurent que tout va "bien se passer". Au PS, on en profite pour affûter ses arguments pour 2012 en matière d'éducation.
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Retour en classe pour plus de 12 millions d'élèves ce lundi matin. (FRANK PERRY / AFP)

Dernière rentrée des classes avant l'élection présidentielle. Malgré les réductions de postes, le gouvernement et la majorité assurent que tout va "bien se passer". Au PS, on en profite pour affûter ses arguments pour 2012 en matière d'éducation.

Plus de 12 millions d'élèves, de la maternelle au lycée, ont fait leur retour en classe ce matin. Le ministre de l'Education nationale a voulu rassurer les parents. Ce matin, il a déclaré sur France 2 que la rentrée allait "bien se passer sur le plan administratif et technique".

Assumant les dizaines de milliers de postes d'enseignants supprimés, il a rappelé la politique du gouvernement : privilégier "le qualitatif" et "la personnalisation" tout en rendant les établissements plus autonomes. Une idée partagée par Jean-François Copé, qui appelait de son côté ce matin à la fin du collège unique.

Luc Chatel expose ainsi le défi de l'éducation nationale : "Faire en sorte que chaque élève qui quitte l'école ait bien une solution, une place dans la société. Malheureusement, aujourd'hui, il y a trop d'élèves qui quittent le système éducatif -environ 180 000 par an - sans qualification, sans diplôme. Et on sait que ces enfants là auront beaucoup de mal à s'insérer dans la société, à trouver un emploi. Donc si nous voulons réussir le défi de la qualité - le sur-mesure - il nous faut travailler vers plus de personnalisation".

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Une "méthode Coué" dénoncée par Bruno Julliard, le secrétaire national du PS à l'éducation. Dans sa conférence de presse, ce matin, rue de Solférino, il a peint le tableau d'une "rentrée piteuse, désastreuse, que vont devoir affronter bon nombre d'élèves et d'enseignants".

Il pointe du doigt les 80 000 postes supprimés au cours du quinquennat de Nicolas Sarkozy et y oppose "le pacte éducatif" socialiste pour 2012. Investir aujourd'hui dans l'éducation est pour le PS une garantie d'économie sur le long terme.

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