Primaire : François Rebsamen, sénateur PS, s'élève contre la suppressions de 6 000 postes

Président du groupe socialiste du Sénat, François Rebsamen, s'est élevé lundi 19 décembre contre la suppression de 6 000 postes dans le primaire. Il a accusé le gouvernement de poursuivre, selon lui, le "démantèlement de l'enseignement public".

François Rebsamen accueillant François Hollande au Sénat (oct. 2011)
François Rebsamen accueillant François Hollande au Sénat (oct. 2011) (AFP)

Président du groupe socialiste du Sénat, François Rebsamen, s'est élevé lundi 19 décembre contre la suppression de 6 000 postes dans le primaire. Il a accusé le gouvernement de poursuivre, selon lui, le "démantèlement de l'enseignement public".

François Rebsamen s'est indigné lundi, dans un communiqué, de la suppression programmée de 6.000 postes dans le primaire. Le président du groupe PS du Sénat a jugé que "le gouvernement poursuit le démantèlement de l'enseignement public".

"Alors qu'un rapport de l'OCDE a déjà pointé la faiblesse du taux d'encadrement dans le primaire, le gouvernement s'apprête à supprimer 5 700 postes à la rentrée 2012", déclare le sénateur de Côte d'Or et maire de Dijon.

80 000 postes supprimés en cinq ans

"Des classes primaires vont donc fermer faute d'enseignants. Pour le gouvernement, les enseignants sont devenus une variable d'ajustement budgétaire", ajoute-t-il, notant que "ce sont au total 14 000 nouvelles suppressions de postes qui sont prévues à la rentrée 2012".

"Au total, écrit M. Rebsamen, la droite aura supprimé 80 000 postes en cinq ans dans l'Education nationale". Il considére qu'"il est temps de mettre un terme à ce démantèlement et de redonner à l'enseignement son rôle d'acteur majeur pour construire l'avenir de nos enfants".

"C'est ce que fera" François Hollande, le candidat PS à l'élection présidentielle, conclut le "patron" des sénateurs socialistes.

"Un plan social inégalé", selon l'Unsa

Ces suppressions de postes entre 2007 et 2012, équivalent à un "plan social inégalé [qui] dégradera l'avenir de la nation plus sûrement que les agences de notation ne peuvent le faire", estime pour sa part le syndicat Unsa Education.

"Augmentation des effectifs, abandon des capacités d'intervention auprès des élèves en difficulté, non remplacement des enseignants absents : les conséquences des suppressions font partie du quotidien des équipes éducatives qui tentent, sur le terrain, de colmater les brèches qu'ouvrent le gouvernement", déplore l'organisation syndicale d'enseignants dans un communiqué.

"L'aveuglement idéologique du 'non-remplacement d'un fonctionnaire sur deux' [partant à la retraite] atteint le plus haut niveau de cynisme" et "dans de nombreuses régions, la dégradation scolaire s'ajoutera à la dégradation économique", poursuit l'Unsa.