Près de huit Français sur dix opposés aux suppressions de postes dans l'éducation nationale, selon un sondage

Selon un sondage Odoxa-Dentsu Consulting, une large majorité de Français est contre une baisse du nombre de postes dans l'Éducation nationale. Près de 6 personnes interrogées sur 10 déclarent également soutenir la grève des enseignants prévue jeudi.  

Un enseignant dans sa salle de classe, illustration. 
Un enseignant dans sa salle de classe, illustration.  (SEBASTIEN JARRY / MAXPPP)

Près de 8 Français sur 10 (78%) estiment "qu'on ne peut pas supprimer de postes dans l’Éducation nationale si l’on veut que l’enseignement reste de qualité", d'après un sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro publié mercredi 23 janvier, à la veille d'un appel à la grève dans l'enseignement supérieur portant notamment sur la question des suppressions de postes.  

Toutes les sensibilités politiques opposées aux suppressions de postes 

Cette conviction se retrouve chez tous les sondés interrogés, quelles que soient leurs préférences politiques. Ainsi, 65 % des sympathisants de La République en marche pensent qu'il est impossible de faire aussi bien avec moins de moyens. Ils 70 % à le penser chez les sympathisants des Républicains, 74% chez ceux du Rassemblement national et 89% chez ceux du PS.

Les sympathisants de la France insoumise sont les plus opposés aux suppressions de poste dans l'Éducation nationale. 93% d'entre eux jugent qu'elles nuisent à la qualité des enseignements.  

La grève prévue jeudi soutenue par les Français 

Près de six Français sur dix (59%) soutiennent la grève des enseignants prévue jeudi 24 janvier, d'après le sondage. L'appel à la grève émane des principaux syndicats (CGT Éduc’action, SNES ou encore FSU - Sud Éducation) et des organisations lycéennes UNL et FIDL. Parmi leurs revendications, on retrouve "le retrait de la réforme des lycées et du baccalauréat", mais aussi "l’arrêt des suppressions de poste" et "l’augmentation des salaires".  

Le soutien à cette grève est d'abord motivé par ces deux dernières revendications. En effet, cinq français sur dix (50 %) estiment que les réformes du lycée et du baccalauréat sont de bonnes réformes. À l'inverse, trois Français sur dix (28%) estiment que ces réformes sont mauvaises. Par ailleurs, deux Français sur dix affirment qu'ils ne connaissent pas ces deux textes. 

Les profs ont plutôt une bonne image dans l'opinion

Ce sondage Odoxa-Dentsu Consulting pour franceinfo et Le Figaro permet aussi d'en apprendre plus sur la perception qu'ont les Français des enseignants. 70% des sondés les jugent "compétents", 55% "efficaces". 

86% des personnes interrogées estiment que les profs sont confrontés à des élèves de plus en plus durs, 64% jugent qu'ils ne sont pas assez considérés socialement. Enfin, pour les français, le "sens la pédagogie" est de loin la première qualité d'un prof (47%) et revêt bien plus d’importance que sa compétence dans sa discipline (33%).  

Enquête réalisée auprès d’un échantillon de 1 003 Français interrogés par internet les 22 et 23 janvier 2019, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus.