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François Hollande dénonce la politique d'éducation du gouvernement

La politique actuelle en matière d'éducation relève "de l'obscurantisme", déclare le candidat du PS à l'élection présidentielle dans le magazine satirique Charlie Hebdo à paraître mercredi.
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François Hollande, candidat du parti socialiste à l'élection présidentielle de 2012 (AFP)

La politique actuelle en matière d'éducation relève "de l'obscurantisme", déclare le candidat du PS à l'élection présidentielle dans le magazine satirique Charlie Hebdo à paraître mercredi.

"L'éducation est la condition qui permet aux enfants de ne pas prendre le chemin de l'échec et de la violence", François Hollande le mois dernier. Le candidat à la présidentielle s'exprime une nouvelle fois dans Charlie Hebdo sur le thème phare de sa campagne, l'éducation.

"Aujourd'hui, un fonctionnaire sur deux n'est pas remplacé, on a même été jusqu'à supprimer la formation des enseignants, comme pour leur dire qu'ils n'exerçaient pas un vrai métier (...) Pour moi, c'est de l'obscurantisme", dit-il, en réponse à une question sur "le désarroi" des enseignants.

"Résultat : l'école française permet aujourd'hui à seulement la moitié d'une génération de s'en sortir (...) Pour avoir de la croissance, à moyen ou long terme, il faut au contraire qualifier ceux qui ne le sont pas", ajoute-t-il.

Création de postes

Interrogé sur sa proposition de recréer 12.000 postes par an dans l'Education nationale à partir de 2012, le vainqueur de la primaire PS répond : "ce qui m'a surpris, ce n'est pas que ma proposition soit critiquée, mais qu'on ne m'ait pas reproché de n'en créer que 12.000 par an."

François Hollande suggère aussi de "proposer un service civique à tout jeune de 16 à 18 ans" déscolarisé "qui n'aurait pas d'autre solution" et il rappelle avoir mis "une tablette numérique iPad" à disposition de chaque collégien de Corrèze, département qu'il préside.

"Il faudra sans doute songer à une nouvelle carte scolaire, plus large, pour que la mixité puisse s'organiser sur une zone plus vaste, et que beaucoup plus de moyens soient mis dans les établissements en difficulté", ajoute-t-il. Le candidat socialiste insiste ainsi sur ce qui constituera, sans doute, le socle de sa campagne pour décrocher le fauteuil elyséen.

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