Apprentissage des langues étrangères : la France progresse mais fait toujours partie des mauvais élèves en Europe

La France reste en queue de peloton en matière d'enseignement des langues étrangères. Un rapport propose des cours en immersion, c'est à dire des cours d'Histoire par exemple donnés en anglais. 

L’école élémentaire Sagebien à Amiens fait partie des rares écoles françaises à bénéficier du dispositif \"Emile\" pour \"enseignement d’une matière intégré à une langue étrangère\"
L’école élémentaire Sagebien à Amiens fait partie des rares écoles françaises à bénéficier du dispositif "Emile" pour "enseignement d’une matière intégré à une langue étrangère" (ALEXIS MOREL / FRANCE-INFO)

Un rapport sur l'apprentissage des langues étrangères en France est remis mercredi 12 septembre au ministre de l'Éducation nationale. Commandé notamment au journaliste franco-britannique Alex Taylor, il se penche sur les difficultés des élèves français pour apprendre les langues étrangères, notamment l'anglais.

Les jeunes français progressent en anglais 

La France fait encore partie des mauvais élèves en Europe pour l'apprentissage de l'anglais. Lors de la dernière enquête SurveyLang, réalisée en 2012 par la Commission européenne, 14% des élèves français avaient un bon niveau au collège, contre 82% des Suédois. Depuis, les derniers chiffres du ministère de l'Éducation ont montré une progression. Le niveau d'anglais est effectivement en nette hausse chez les élèves de troisième, avec sept points de plus en six ans.

Le milieu social dont sont issus les élèves pèse toujours fortement sur leur maîtrise des langues étrangères. Les auteurs du rapport comptent donc insister sur l'intérêt de commencer les apprentissage très tôt, avant 11 ans, avec plus de moyens en école primaire.

Vers des cours de maths en anglais  

Les rédacteurs du rapport pourront s'appuyer sur l'exemple de quelques écoles qui pratiquent déjà l'immersion totale, c'est-à-dire l'enseignement de certains cours, comme les mathématiques ou le sport, en anglais. L'Éducation nationale pourrait également avoir recours à davantage d'intervenants dont l'anglais est la langue maternelle. La formation des enseignants pourrait également comporter plus d'échanges internationaux.