Protocole au lycée : "Toujours pas d’autotests dans les établissements" souligne une infirmière scolaire

Le ministre de l'Education Jean-Michel Blanquer a promis que 60 millions d'autotests seraient mis à la disposition des lycéens et personnels de l'Education entre mai et juin.

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Radio France
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Les autotests n'ont pas encore commencé dans la plupart des établissement scolaires. (DANIEL LEAL-OLIVAS / AFP)

Saphia Guereschi, infirmière scolaire, secrétaire générale du SNICS-FSU, a affirmé ce lundi sur franceinfo qu’"il n'y avait toujours pas d’autotests dans les établissements, pas pour les élèves, pas pour les personnels". Selon elle, cela crée "des tensions". Le gouvernement mise sur le déploiement des autotests dans les lycées pour ralentir les contaminations par le Covid-19. 60 millions d’autotests seront distribués entre mai et juin aux lycéens et aux personnels de l’Éducation nationale, a annoncé le ministre Jean-Michel Blanquer.

Mais pour Saphia Guereschi, les établissements scolaires ne sont pas prêts à assumer cette tâche par manque de personnel : "On est inquiet. On a appelé à des mesures raisonnables, proportionnées, réalisables", a-t-elle expliqué. "Les jeunes sont en attente, mais le cadrage qui est fait pour la réalisation de ces tests encadrés par les personnels de santé est techniquement impossible", a-t-elle estimé.

Un établissement concerné sur deux

"On est en incapacité ne serait-ce que d'identifier les lieux dans lesquels vont se dérouler ces tests de façon à ce qu’ils soient sécurisés. Il y a une problématique du bâti scolaire ", a-t-elle expliqué. "Tout le monde est un petit peu en suspend". Selon elle, "il y a à peu près 50% des établissements qui connaissent la date ou qui ont obtenu les tests pour leur personnel enseignant, mais pas pour les personnels de cantine", a-t-elle souligné. Saphia Guereschi, se dit "favorable au déploiement des autotests. La proposition de notre syndicat était de les fournir au personnel et aux familles pour des réalisations à domicile".

Le Premier ministre a annoncé un faible taux de contamination dans les établissements scolaires. Mais Saphia Guereschi estime qu'il est encore trop tôt pour faire un bilan : "Il ne faut pas se voiler la face, il y a quand même une pénétration virale importante. Il y a des zones sous tension et donc ces cas vont être détectés à l'Éducation nationale. Il y aura des fermetures de classes et il faut qu'on soit en capacité d'agir et de réagir", a-t-elle mis en garde.

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