Ecole : la polémique enfle sur les tenues vestimentaires

Les règlements intérieurs de certains établissements au sujet des tenues vestimentaires ont déclenché la colère et la révolte de collégiennes et lycéennes.

Les jeans troués, mini-jupes et autres minis débardeurs sont-ils corrects pour aller à l'école ? Les règlements intérieurs de certains établissements ont déclenché la colère des élèves. En voulant clore le débat, le ministre de l'Education nationale l'a au contraire ravivé. "Chacun peut comprendre qu'on vient à l'école habillé d'une façon républicaine", a déclaré Jean-Michel Blanquer au micro de RTL. Sur les réseaux sociaux, l'expression déchaîne les internautes. Mais qu'en pensent les élèves ? "Les garçons, on va pas les embêter parce qu'ils portent un jogging [...] c'est parce qu'ils sexualisent le corps des filles", s'insurgent une élève.

Les décolletés et vêtements troués dans le collimateur

Côté ministère, la consigne est floue. Tout ce qui pourrait provoquer des troubles est prohibé. Chaque établissement doit fixer la règle. Les décolletés, les jupes, les shorts courts, les vêtements troués, les piercings et les tatouages sont dans le collimateur. Pour Raphaëlle Rémy-Leleu de l'association "Osez le féminisme !", il y a une vraie différence de traitement entre les garçons et les filles : "Il y a des longueurs de shorts équivalentes pour les garçons et les filles, et on demande à la fille de se rhabiller mais pas au garçon [...] ça veut dire beaucoup du sexisme qu'on leur fait intégrer très jeunes". "Quand elles affichent leur supposée liberté, elles se soumettent aux injonctions d'une industrie de la mode qui leur dit de porter des vêtements moulants", rétorque Natacha Polony, journaliste. Pour certains, l'uniforme serait la solution.

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Des élèves du lycée Louis Pasteur, à Lille, le 18 septembre 2020 (PASCAL BONNIERE / MAXPPP)