A l'école, "on ne vient pas habillé comme on irait à la plage", selon le syndicat des directeurs de l'Education nationale

Le secrétaire national du Syndicat national des personnels de direction de l'Education national (SNPDEN) Bruno Bobkiewicz estime qu'il y a "un travail éducatif à faire auprès des jeunes garçons et des jeunes filles sur ces questions, de toute évidence".

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Radio France
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 (PHILIPPE DE POULPIQUET / MAXPPP)

Jean-Michel Blanquer "a eu raison d'insister sur le fait que dans un établissement scolaire, on ne vient pas habillé comme on irait à la plage", estime Bruno Bobkiewicz, secrétaire national du Syndicat national des personnels de direction de l'Education national (SNPDEN). Le ministre de l'Education nationale a en effet déclaré qu'il fallait s'habiller "de façon républicaine" pour venir en classe. Lundi 14 septembre dernier, des centaines de lycéennes avaient décidé de porter des tenues "jugées provocantes" pour venir en cours.

"Maintenant, la notion de tenue républicaine est à préciser parce que personne d'entre nous n'a compris ce que ça voulait dire", concède-t-il. "Je pense que l'esprit, c'était de préciser qu'il y avait des règles de vie en collectivité, de respect réciproque qui devait s'appliquer dans un établissement scolaire et c'est bien l'esprit de son intervention."

"Se poser la question du message envoyé"

Bruno Bobkiewicz, proviseur de la cité scolaire Berlioz de Vincennes, dans le Val-de-Marne, estime qu'il y a "un travail éducatif à faire auprès des jeunes garçons et des jeunes filles sur ces questions, de toute évidence".

Il faut bien insister sur le fait qu'au-delà de la liberté qui est revendiquée c'est aussi la question des rapports entre les jeunes et la question du vivre ensemble.

Bruno Bobkiewicz, secrétaire national du SNPDEN

à franceinfo

"Dans une relation humaine, il y a un récepteur et un émetteur, détaille Bruno Bobkiewicz. Donc forcément qu'à un moment donné il faut se poser la question du message qui est envoyé et de la façon dont il est reçu. Il faut travailler des deux côtés".

"Ce n'est pas un sujet majeur"

Néanmoins, Bruno Bobkiewicz affirme qu'en 18 ans de direction d'établissements scolaires, il ne lui est jamais arrivé d'interdire l'entrée à un ou une élève en raison de ses vêtements. Il estime qu'au quotidien, "ce n'est pas un sujet majeur", et qu'il n'y a donc pas besoin d'une circulaire pour définir la façon dont les élèves doivent s'habiller.

"C'est un marronnier, c'est un sujet qui revient de temps en temps, mais objectivement, avec un règlement intérieur qui est discuté, échangé avec les parents, les élèves et leurs représentants, on arrive à un compromis qui fonctionne plutôt bien", tempère-t-il. "Il y a des exceptions, évidemment, mais quand on accueille des centaines de milliers d'élèves tous les jours, c'est normal qu'il y ait des points de friction sur ces questions."

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