Parcoursup : "Il va falloir être très vigilants sur la façon dont les dossiers vont être étudiés dans les prochaines semaines", avertit le Snes-FSU

La mention "100% présentiel" de certains établissements scolaires pour valoriser les dossiers de leurs élèves est une pratique "inacceptable" pour la secrétaire générale adjointe du syndicat d'enseignant.

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Radio France
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Un élève d'une classe de Terminale s'inscrit sur la plateforme Parcoursup. Photo d'illustration. (VANESSA MEYER / MAXPPP)

"Il va falloir être très vigilants sur la façon dont les dossiers vont être étudiés dans les prochaines semaines", a averti sur franceinfo Sophie Venetitay, secrétaire générale adjointe du syndicat Snes-FSU et professeur de Sciences économiques & sociales, alors que certains établissements scolaires mentionnent le "100% présentiel" pour valoriser les dossiers de leurs élèves sur Parcoursup.

"C'est une pratique qu'on ne peut pas accepter car elle peut léser les élèves", craint Sophie Venetitay, de peur que cette situation "désavantage les élèves qui ont passé l'année en système hybride, alors qu'ils n'y sont pour rien". "Il y a une rupture d'égalité qui est inacceptable", insiste la représentante syndicale, bien consciente de l'avancée plus lente sur le programme scolaire pour les lycéens qui n'ont pas pu assister à tous leurs cours en présentiel.

"Le ministère aurait dû l'anticiper. Il a mis beaucoup d'établissements et d'élèves en difficulté en n'interdisant pas la référence au '100% présentiel' dans les dossiers Parcoursup."

Sophie Venetitay, Snes-FSU

à franceinfo

Après coup, les ministères de l'Education et de l'Enseignement supérieur ont réagit, stipulant que "cet élément ne peut, en aucun cas, constituer un critère d'appréciation". Un cadrage "bienvenue" pour Sophie Venetitay même si "il arrive tardivement". "Les élèves ont encaissé les changements d'organisation et ont su s'adapter, c'est ça qu'il faudra retenir cette année", conclue-t-elle.

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