Cet article date de plus de deux ans.

Les partiels délocalisés de la fac de Nanterre restent sous la menace des blocages

Des étudiants de l'université de Nanterre (Hauts-de-Seine), toujours bloquée, passent leurs partiels à Arcueil (Val-de-Marne) vendredi. Ces examens délocalisés pourraient être perturbés par les opposants à la loi Orientation et réussite.

Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
"Nanterre occupée", inscription à l'entrée de l'université de Nanterre, le 16 avril 2018 (ETIENNE LAURENT / MAXPPP)

Les partiels s'annoncent mouvementés, vendredi 11 mai, pour plusieurs milliers d'étudiants de Nanterre, dans les Hauts-de-Seine. La fac reste occupée par les opposants à la réforme du droit d'accès à l'université. La plupart des examens de fin d'année ont été remplacés par des devoirs à la maison, mais ils sont maintenus et délocalisés dans la filière droit et sciences politiques.

Les étudiants doivent composer à la Maison des examens à Arcueil, dans le Val-de-Marne vendredi. Mais, ces partiels sont toujours menacés par la volonté de blocage de certains opposants à la réforme sur l'université. "On doit s'attendre à tout moment à ce qu'il se passe quelque chose, s'inquiète Karim. Il peut y avoir des personnes qui entrent pour dire 'arrêtez vos partiels, on bloque Arcueil'. Ça rajoute du stress", explique cet étudiant en droit.

Des CRS pourraient être déployés

Pour éviter les affrontements entre étudiants et pour garantir la tenue des examens, des CRS pourraient être déployés sur place. Une présence des forces de l'ordre qui empirerait la situation, selon Bart. Il fait partie des étudiants contestataires et met en garde : "Il pourrait y avoir de la violence en réponse à celle qui pourrait être envoyée du côté des CRS".

On est épuisé par la situation

Léna, étudiante en master de droit

Cela fait des semaines que l'ambiance est déjà très tendue sur le campus de Nanterre entre les étudiants grévistes et leurs camarades de droit. Ils se font même appeler "droitards égoïstes" dans les assemblées générales."On a tous envie de passer des partiels, on est énervé", explique Léna, en master de droit. Malgré le contexte, le président de l'université reste inflexible, les partiels auront bien lieu et dans les délais prévus  

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.