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Des universités françaises refusent la hausse des frais d’inscription pour les étudiants non-européens

Cette hausse doit financer l'accueil de ces étudiants étrangers, mais pour des universités, il n'est pas question de faire "peser cette politique sur les étudiants qu’on cherche précisément à attirer".

Article rédigé par Alexis Morel, franceinfo
Radio France
Publié
Temps de lecture : 1 min
Début décembre, des étudiants de l'université de Tolbiac à Paris protestaient contre l'augmentation des frais d'inscriptions pour les étrangers non-européens à la rentrée prochaine. (ALEXIS SCIARD  / MAXPPP)

Dès la rentrée prochaine, les étudiants étrangers non européens payeront bien plus chers leurs droits d'inscription à la fac. Jusqu'à 16 fois plus que les autres. La mesure a été annoncée mi-novembre et n'en finit pas de faire des vagues dans le milieu universitaire. Mais au-delà des syndicats étudiants, ces derniers jours, plusieurs universités ont annoncé leur intention de ne pas appliquer cette hausse.

Les présidents d'université étaient déjà nombreux à demander la suspension de cette mesure. Désormais, certains d'entre eux vont bien plus loin en refusant tout net d’appliquer la réforme. La hausse prévoit 2 700 euros de frais d’inscription en licence contre 170 euros aujourd'hui : Clermont-Auvergne, Toulouse Jean-Jaurès, Lyon 2 ou encore Rennes 2 ne l’acceptent pas. Et peu importe l’argument du gouvernement qui justifie cette hausse comme le prix à payer pour assurer un meilleur accueil à ces mêmes étudiants étrangers. Non recevable plaide Jim Walker, vice-président de l’université Lyon 2.

"On peut trouver les moyens ailleurs"

"On a déjà eu des retours de craintes d’étudiants qui remettent leurs projets études en question, s’alarme-t-il sur franceinfo. Qu’on ait besoin de moyens supplémentaires, personne ne dira le contraire. Cela étant, il paraît quelque peu paradoxal de faire peser cette politique là sur les étudiants qu’on cherche précisément à attirer."

Quant à la ministre de l'Enseignement supérieur, elle rappelle qu’en tant qu’opérateurs publics, les universités doivent appliquer les politiques de l’État. Pas question donc de revenir sur le principe et le calendrier de la mesure... même si Frédérique Vidal se dit prête à des ajustements selon les facs.  

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