"C’est dommage qu'il faille attendre une crise de cette ampleur pour que Bercy écoute l'enseignement supérieur", déplore la Conférence des présidents d’université

La ministre Frédérique Vidal a annoncé la création de 30 000 places à l'université. 

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Radio France
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Le gouvernement annonce la création de places supplémentaires en fac. (photo d'illustration). (JEAN-BAPTISTE MARIE / RADIOFRANCE)

"C’est dommage qu'il faille attendre une crise de cette ampleur pour que Bercy écoute l'enseignement supérieur et sa ministre", a réagi vendredi 4 septembre sur franceinfo François Germinet, président de l’Université CY Cergy Paris université et président du comité communication de la CPU (Conférence des Présidents d’Université), alors que la ministre de l'Enseignement supérieur Frédérique Vidal a annoncé dans Le Figaro que 30 000 places supplémentaires seront créées à l'université entre 2020 et 2022. Des places supplémentaires prévues notamment "dans la santé et le paramédical, le numérique et le développement durable, toutes ces filières en tension".

"C’est dommage qu'il faille attendre une crise de cette ampleur pour que Bercy décide d'utiliser le plan de relance. Mais investir dans la jeunesse pour relancer le pays, c'est plutôt une bonne idée. On a besoin de places supplémentaires. On a besoin aussi de profs supplémentaires et de locaux supplémentaires", a-t-il réagi.

"Tout le monde pousse les murs"

Les universités pourront-elles accueillir ces nouveaux étudiants dans de bonnes conditions ? "Tout le monde pousse les murs. Et puis, les bras des enseignants, dans les universités, dans les écoles, sont déjà très, très chargés. Donc, on aura besoin de personnels supplémentaires. 30 000 étudiants, c'est un peu plus que mon université qui a 25 000 étudiants et 1 000 profs", a-t-il expliqué.

François Germinet s’est réjoui que quatre milliards du plan de relance soient consacrés à la rénovation du bâtiment public, et notamment les universités. "C’est une très bonne nouvelle, car nos bâtiments commencent à vieillir et ils ne sont plus du tout aux normes énergétiques actuelles. Ça fait des dépenses d'énergie qu'il faut éviter. Nous avons déjà fait remonter toutes nos propositions", a-t-il indiqué.

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