Blocages d'universités : "Autour de 7 millions d'euros" de dégâts, estime la ministre de l'Enseignement supérieur

Le chiffre de cinq millions d'euros de dégâts avait été avancé, dans un premier temps, par les autorités. 

La faculté Paul-Valéry à Montpellier bloquée le 28 mars 2018.
La faculté Paul-Valéry à Montpellier bloquée le 28 mars 2018. (JEAN-MARC LALLEMAND / BELGA MAG/AFP)

Les dégradations commises lors des blocages d'universités au printemps ont engendré "autour de sept millions d'euros" de frais de réparations, au lieu des "cinq millions d'euros" prévus il y a deux mois, a annoncé lundi 13 août la ministre de l'Enseignement supérieur, Frédérique Vidal.

"Je me suis engagée auprès des présidents d'université de manière à ce que les bâtiments puissent être remis en l'état et remis en fonctionnement pour que la rentrée se déroule bien", a dit la ministre sur RTL.

"On n'avait jamais vu des gens venir casser dans les universités"

"J'aurais préféré que cet argent permette de mettre en place de nouvelles pratiques pédagogiques ou permette des recrutements", a déploré Frédérique Vidal. Au plus fort de la mobilisation contre la nouvelle loi qui modifie les modalités d'accès aux filières non-sélectives, quatre universités (sur 73) avaient été bloquées, dont le site universitaire de Tolbiac, qui dépend de Paris 1, et Nanterre (Hauts-de-Seine), dernière à être évacuée à la mi-juin. Plusieurs dizaines de sites avaient également été perturbés dans toute la France.

Selon Frédérique Vidal, les dégradations ont été le "résultat de quelques dizaines d'extrémistes". "On a connu des occupations de bâtiments, on a connu des assemblées générales, on n'avait jamais vu des gens venir casser dans les universités", a-t-elle souligné.