Meilleures universités du monde : Harvard en tête du classement de Shanghai pour la 17e année consécutive

Chaque année, le classement de Shanghai détermine un palmarès des 1 000 meilleures universités au monde. La première université française arrive en 37e position.

Des étudiants devant l\'université Harvard, à Cambridge (États-Unis), le 14 juin 2004
Des étudiants devant l'université Harvard, à Cambridge (États-Unis), le 14 juin 2004 (MAXPPP)

Le classement de Shanghai des meilleures universités du monde dévoile jeudi 15 août son palmarès 2019. Sans surprise, les universités américaines trustent le top 10 avec huit établissements classés : Harvard se positionne à la première place pour la 17e année consécutive, suivie de Stanford à la deuxième place. On trouve encore le MIT, Berkeley, Princeton, Oxford, Columbia, Caltech et Chicago. Seules les universités anglaises Cambridge et Oxford viennent troubler cette suprématie en s'imposant respectivement aux 3e et 7e places.

Dans le top 50, entre les 31 universités américaines, s'immiscent quelques européennes : la Britannique University College London, qui améliore son classement de deux places par rapport à l'an dernier, remontant de la 17e à la 15e place. En Europe continentale, c'est la Suisse et son Institut fédéral de technologie à Zurich qui est la mieux classée, 19e comme l'an dernier. L'université de Copenhague progresse de la 29e à la 26e place.

Paris-Sud, première université française, est 37e

Comme en 2018, la France ne compte que deux établissements dans le top 50. L'université Paris-Sud, spécialisée dans les mathématiques et la physique, gagne cinq places, mais ne se classe que 37e. Sorbonne Université, qui était 36e l'an dernier, dégringole en revanche à la 44e place. Au total, la France compte cette année 21 établissements parmi les 500 meilleures universités du monde, soit deux de plus que l'an dernier.

Tous les 15 août depuis 2003, le classement de Shanghai détermine un palmarès des 1 000 meilleures universités au monde, en se basant sur des critères jugés en France comme trop anglo-saxons, et ne reflétant pas, selon certains, la qualité de notre système universitaire. Parmi ces critères, le nombre de prix Nobel ou de médailles Fields ayant étudié ou enseigné dans une université ou encore le nombre d'articles scientifiques publiés dans des revues anglophones comme Nature et Science.

Même si le classement de Shanghai favorise les gros ensembles "à l'américaine", le système français se trouve également pénalisé par des problèmes de référencement des nouvelles universités nées de la fusion de plusieurs établissements. Autre inconvénient, les chercheurs français qui publient dans des revues scientifiques prestigieuses ne sont pas forcément affiliés à une université dans ces publications.