Mauvais résultats des évaluations en primaire : "C'est une réalité qu'il va falloir avoir le courage de prendre en compte", réagit un syndicat

Le ministère de l'Education nationale doit dévoiler, vendredi 25 novembre, les résultats des évaluations de septembre des élèves de primaire. Le ministre Pap Ndiaye se dit préoccupé dans l'ensemble par "la question du niveau scolaire général".

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Radio France
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Une classe de primaire dans une école de Ramonville-Saint-Agne (Haute-Garonne), en septembre 2013. (REMY GABALDA / AFP)

"C'est une réalité qu'il va falloir avoir le courage de prendre en compte", a réagi vendredi 25 novembre sur franceinfo Audrey Chanonat, principale adjointe de collège à Cognac (Charente) et membre de l'exécutif national du SNPDEN. De l'aveu même du ministre de l'Éducation nationale Pap Ndiaye, les résultats des évaluations réalisées en septembre auprès des élèves de CP, CE1 et sixième ne sont pas bons. Le ministère de l'Éducation nationale doit les dévoiler vendredi après-midi.

"C'est une réalité qu'il va falloir avoir le courage de prendre en compte. Il va falloir trouver ensemble des solutions à la fois en amont, mais également sur l'échelon que représente le collège", a-t-elle réagi.

"Je ne constate pas une baisse de niveau", mais "une augmentation des écarts entre les élèves, entre les très bons élèves qui maîtrisent les fondamentaux à l'entrée en sixième et ceux qui ne les maîtrisent pas", a-t-elle souligné. Dans son collège à Cognac, cette année, ce sont "37 % de mes élèves qui atteignaient la maîtrise nécessaire en orthographe à l'entrée en sixième et 50 % qui maîtrisaient la résolution de problèmes".

Selon elle, les facteurs qui pourraient expliquer ces mauvais résultats "sont multiples". Dans tous les cas, selon elle, il ne faut pas "remettre en cause la qualité du travail fourni par les professeurs des écoles en amont qui sont toujours extrêmement investis", dit-elle.

Audrey Chanonat pointe la "multiplicité des missions, des actions et des programmes qui sont assignés à l'école. À force de diluer toutes ces missions et de les multiplier, on n'a plus le temps de se concentrer sur les fondamentaux", assure-t-elle.

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